LE LÉZARD
charme de cette poésie : je dormais très sérieusement.
... Je perçus, dans mon sommeil, un léger bruit semblable à de petits frittements de papier. Il me semblait que ce devait être quelqu'un qui venait me voir et qui. pour s'éviter les effets de mon mauvais caractère, tenait à ménager ma surprise.
Ce quelqu'un marchait, avec des précautions infinies, sur un terrain sonore.
Il arrivait à portée de ma main et me la prenait dans la sienne qu? je sentais glacée et sans os.
Je reconnus le timide shake-hand d'un créancier et me dispensai de le lui rendre.
J'ouvris un œil avec hésitation.
C'était un jeune lézard qui venait de faire une excursion sur ma paume et qui, à travers les feuilles sèches qui m'entouraient, marchait avec une prudente circonspection — ; il avait des mouvements de tète semblables à ceux qu'ont les animaux en carton-pâte qui remuent la leur, pendant cinq minutes dans le même sens, quand on les agite un peu.
l/|-> HISTOIRES SANS iMPoni AN CK
Lorsque je revins chez moi, je trouvai sur ma table un autre lézard; il était vert, celui-ci et n'avait pas la queue coupée.
C'est un animal en bronze qui me sert de presse-papiers.
Je le mis sur l'édition de Jocelvn en pensant que je n'avais que îeculé le supplice que je m'étais impo ;é.