‹ Les grandes guérisons de LourdesChapitre 28 sur 88 · C. i)L Hubert Michaux · texte numérisé non relu

C. i)L Hubert Michaux

Le 5 octobre 1898, MM. Deploige et Royer se rendirent à Jemelle

chez M. Hubert Michaux, ancien secrétaire communal de Schaltin, et eurent avec lui l’entretien suivant :

D. — Êtes- vous allé à Lourdes au mois de septembre i8;78, avec le pèlerinage belge?

R. — Oui.

J). — Est-il vrai que M>'e Joachime Déliant a été guérie à Lourdes pendant que vous vous y trouviez?

R. — Oui. Joachime Déliant a tait le voyage de Lourdes dans le môme compartiment que moi.

Je l’ai vue à Namur pour la première fois, dans la salle d’attente, le jour de notre départ, le 10 septembre. Elle était pâle et avait l’air très malade. Quand nous avons été embaripiés, au bout d’un certain temps, les au très personnes du compartiment ont commencé à se jilaindre de la mauvaise odeur qui se dégageait de la jambe de Joachime Déliant.

D. — D’où provenait cette mauvaise odeur?

R. — D’une plaie que Joachime Déliant avait à la jambe droite. D. — Avez-vous vu cette plaie?

û" Marique, médecin de M”' Déliant

COMMENT ON CONSTATE UN MIUACEE

II. — Je l’ai vue le soir de noire arrivée à Lourdes, ie .jeudi 112 sepleiulire, à l’holel.

1). — Logiez-vous au même liotel que Joachime DehauL?

U. — Oui, chez Latapie.

D. — A quelle lieurc avez-vous vu la plaie, le 112 septembre?

U. — Vers neuf ou dix heures du soir. La chambre de Joacliime Dehaut était contiguë à la mienne. Avant d’aller se coucher, elle a voulu faire le pansement de sa plaie. Elle m’a appelé. Elle était assise par terre, dans sa chambre ; elle m’a dit qu’il lui fallait du linge pour sa plaie et (pi’elle ne saurait se lever pour aller en prendre. Je lui ai remis alors son sac de voyage dans lequel il y avait du linge.

D. — Est-ce alors que vous avez vu la plaie?

R. — Oui.

D. — Comment était la plaie? Comme la main?

R. — Plusieurs fois aussi grande! Oh! oui, plusieurs fois aussi grande... Elle était bien comme ça... (Et en même temps, iNI. Michaux passe la main sur la jambe droite du genou à la cheville.)

D. — Saignait-elle?

R. — Elle suppurait.

I). — Etait-elle profonde?

R. — Oui, ça, elle avait l’air profonde.

D. — Est-ce que Joachime Déliant a de nouveau nettoyé sa jilaie le lendemain matin?

R. — Je me rappelle maintenant que le lendemain matin de très bonne heure, quand elle a quitté l’hôtel, elle m’a dit qu’elle venait de faire le pansement de sa plaie.

D. — Avez-vous revu Joachime dans le courant de la Journée du i3 septembre?

R. — Oui, à l’église. Mais le soir à notre retour à riiôtel, on nous a appelés pour nous montrer que la plaie de Joachime était guérie.

D. — Et qu’est-ce qu’il y avait?

R. — Eh bien ! il n’y avait plus de plaie du tout. Là où il y avait

GUlilUSO.VS DE LOUIIDES 12

l.ES (;HANUKS (iUKHISONS DE LOURDES

eu la plaie, j’ai vu une peau neuve, plus rouge sculcmenl que lout aulou r.

1). — Quand est-ce (pic vous avez vu cela?

U. — Le vendredi i3, vers 9 ou 10 heures du soir.

(). il/. J)e<,'os

MM. Deploige et Royer dcieidèrcnt d’aller encore le nn^'ine jour à Einines pour y interroger M. le curcî Devos.

1). — M. Michaux nous a dit que vous <}tes un des tcîinoins de la giK^risoii de Joachime Déliant?

Page 1