‹ Les grandes guérisons de LourdesChapitre 62 sur 88 · COX · texte numérisé non relu

COX

Une miraculée du 8 décembre

Nous allons raconler sommairement la guérison extraordinaire dont lut l’objet, dans la nuit du 8 au 9 décembre 1897, notre collaborateur, le D‘ Cox. Le père, qui avait suivi de si près la maladie de sa lille, ne pouvait cédera un autre le soin de publier ce nouveau bienfiiit de Notre-Dame de Lourdes. Apres avoir attendu la sanction du temps, il ne craint pas d’alfirmer aujourd’hui que « la guérison est complète et absolue ». La déclaration suivante révèle bien les sentiments de ce médecin clirétien.

On ne peut expliquer un pareil fait qu'en remontant jusqu’à Celle par qui on obtient toute grâce, c’est-à-dire à la Reine du ciel, et, devant une telle manifestation de sa puissance et de sa miséricorde, il n’y a qu’à se prosterner et à remercier.

Voici in e.xtenso le rapport du D> Cox :

Le 28 août 1896, ma lille, portant un poids assez considérable, glisse sur des marelles en pierre. Elle lit un violent ell'ort pour ne pas laisser tomber ce qu’elle portait, mais ne put se retenir; dans la chute, la hanche gauche et les reins se heurtèrent contre la pierre. Ce choc fut suivi d’un peu d’endolorissement; mais ma lille n’y ht d’abord aucune attention et continua à marcher comme par le passé. La douleur, cependant, ne lit qu'augmenter, et il s’3' joignit bientôt de renllure. Les mouvements devinrent de plus en plus pénibles. Je lis coucher la malade et lui lis garder le repos absolu, auquel j’ajoutai cpielques remèdes locaux.

A P rès huit jours de ce traitemenl, je constatai que l'état local ne s'élait nullement amélioré. La lièvre s'a' était ajoutée. Quelques jours plus tard, la sensibilité à la pression avait augmenté et s’était compliquée d’une douleur sourde et continue, siégeant profondément dans le côté gauche de l’abdomen. Tous les sjunptômes continuèrent à se développer, malgré lesdilférents moA ens emploA’és, et bientôt la lièvre, l’enllure, la douleur, l’empâtement, tout indiqua un phlegmon. Mon confrère et ami, le D'' Boissarie, qui vit ma lille dans les premiers jours d’octobre, le constata comme moi et partagea mes craintes au sujet de la formation probable d’un abcès.

Ce fut alors j(jue nous résolûmes, sur la demande de ma lille elle-même, de la porter aux piscines. L’état de soulfrance de la ])auvre malade, pour qui le moindre mouvement était une douleur, la longueur du trajet, les secousses

Page 1