Madeleine Petit. — Morte
En résumé, depuis trois ans l’hospice de Yillepinte nous a envoyé 58 poitrinaires, au dernier degré pour la plupart ; sur ce nombre, 24 ont été guéries ou améliorées, et depuis lors la guérison s’est maintenue chez ces malades, à deux ou trois exceptions près.
Parmi les 3o malades qui n’ont pas été guéries à Lourdes,
l.ES POITRINAIRES
i() sont déjà mortes, ;; sont mourantes ; chez les autres la phtisie poursuit son cours.
Les malades g-uéries étaient aussi gravement atteintes que les autres, elles devaient subir le même sort. Leur guérison s’est produite pendant les trois Jours du pèlerinage; en quelques instants «les poumons creusés de cavités profondes ont été cicatrisés, la
santé revenait à vue d’œil dans ces corps émaciés, et nous avons constaté des augmentations de poids de lo, 20 et 3o livres, dans l’espace de quelques jours ou de <|uelques mois. Ces guérisons instantanées ont été complètes et détinitives.
Nous n'avions pas observé jusqu’ici de guérisons d’ensemble sur un groupe donné ; nous n’avions pas atteint une moyenne aussi élevée dans la guérison des poitrinaires. Près de la moitié de ces jeunes filles ont été guéries, alors (ju’elles étaient condamnées à
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une inorl ccitainc cl prochaine. En venani à Loiudes, loulcs ces. malades porleni Icui’ dossici', l’Iiisloirc jour par jour de leur maladie. Avant de i)arlir de rimpilal, ouïes pèse, on reelierehe leurs baeilles, ou apprécié l’eteudue de leurs lésions. Au retour, le médecin les examine, les observe de près, compare les résultats acquis. La seienee vient ainsi donner sa consécration à des faits d’une évidence telle qu’ils pourraient se passer de son concours. Mais ici tout se reunit pour décliirer les voiles, et les volontés des plus rebelles doivent s’incliner devant une démonstration qui ne laisse prise ni au doute ni à la critique.
JULIETTE EOEET
Juliette Forêt était la dernière survivante des six malades de Yillepinte qui n’avaient pas été guéries à Lourdes eu 189O. Elle avait vu successivement mourir toutes ses compagnes, elle attendait dans son lit d’hôpital le dénouement fatal qui s’approchait à grands pas. Cependant un nom résonnait encore merveilleusement à ses oreilles et réveillait une dernière lueur d'espérance ; Lourdes! Si je pouvais aller à Lourdes, je serais guérie!
C’est dans cette disposition d’esprit qu’elle reçut la visite d’un jeune médecin de Paris, accompagné de son frère, ingénieur et [)i‘Otestant.
Le médecin interrogea avec beaucoup d’intérêt Juliette Forêt, s’arrêta longtemps devant son lit et lui promit de revenir la voir.
Juliette fut très frappée de tous les témoignages de sympathie ([lie ce médecin lui avait donnés, et en écriAant à sa bienfaitrice, elle lui disait :
« J’ai reçu la visite d’un jeune médecin de Paris, qui tient un dispensaire, ^ isitc ([ui m’a l)eaucoup intéressée. » Elle ajoutait : « Ma joied’alh'r à Lourdes est toujours très vive, j’espère (pie la sainte A'ierge montrera sa puissance en me prenant ce vilain mat. Si je