‹ Les grandes religions [microforme]Chapitre 31 sur 36 · DER · texte numérisé non relu

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migrations de l’âme et l’existenee d’un Esprit suprême auquel il faut attribuer la création de l’univers, duquel tout procède et auquel tout revient.

La notion hindoue de Dieu est certainement très profonde, mais elle est partielle et fatalement défectueuse. Elle ne tient nul compte de la personnalité divine, de sa séparation d’avec l’homme, de sa souveraine volonté et de l’essence de son caractère en tant que justice, sainteté et amour. Dans l'esprit de l’Hindou, l’élément moral et l’élément immoral sont tous deux contenus dans l’Etre suprême ; il ne peut donc y avoir aucune distinction entre les deux. De même la personnalité de l’homme est rassée sous silence. La conscience que nous avons que nous sommes des personnes (ce qui devrait être décisif), ne compte pour rien. Nous savons que tout homme, bien qu’il avoue sa petitesse, se distingue de l’univers, de ses semblables et de Dieu. La vie est donc la grande réalité, et chacun de nous est libre de se garder ou de se sacrifier lui-même. Mais l’Hindou se représente la vie comme une illusion. Elle ne consiste pas dans un effort continuel vers la perfection, réalisant ainsi notre vrai moi, mais dans l’anéantissement de la volonté et de la personnalité, c’est-àdire dans un suicide moral.

La Bible met bien en relief que Dieu est une Intelligence. Aucun langage ne peut être lus explicite que celui dans lequel « la Sagesse » affirme que la Sagesse est Souveraine et que les rois

ril su- et les juges règnent par Klle. Mais elle enseigne | J'uni- la transcendance aussi bien que l’immanence de vient. Dieu. Les vérités opposées du Mahométisme et | ement de l’Hindouisme sont unies par ce moyen, et dans il ement l’incarnation du Fils, nous apprenons que l’image || erson- adéquate de Dieu doit être trouvée dans l’homme. 4 me, de C'est vers ce point central que converge toute l’his- Vi] carac- toire d'Israël, C’est sur cette base que l'Eglise est Al . Dans bâtie, et l’incarnation présente à l’homme son vrai À] lément idéal. \}| re su- La Bible enseigne aussi que méditer sur Dieu, ( netion réfléchir sur sa Parole et sur ses œuvres merveil- | ité de leuses, ainsi que spéculer sur les faits de notre | il science vie, c’est le privilège de l’homme. Le livre des || sonnes Psaumes, surtout, met en évidence ce côté de notre | r rien. devoir ; mais la méditation doit trouver sa jouis- }| avoue sance dans une activité rationnelle. Ce n’est que | >s sem- par une telle activité que le caractère se perfec- | de réa- tionne et qu’on découvre la meilleure solution des || ou de mystères de la vie. La méditation seule tend à un Ÿ | ésente quiétisme indolent ou à un acétisme qui tue f te pas l’homme. | , réali- Le Panthéisme a fait la force et la faiblesse de | ntisse- l'Hindouisme. Le principe fondamental a gra- | ’est-à- duellement élevé les trente-trois dieux des Védas à trois cent trente millions ! Il a permis aux Brah- |

ne In- manes d'adopter tous les dieux avec lesquels ils (| |

expli- venaient en contact, de reconnaître chaque idole h ||

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s rois culte. Chaque nouvelle divinité, n’importe sa dif- | |

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formité, est simplement un des innombrables cours d’eau aboutissant à l’océsn d£g «l’Affranchissement », et les vieux croyants deviennent des néo-Hinuous sans qu’il leur soit nécessaire de changer leurs formes religieuses ou leurs vies. Le Bouddha a été accepté comme la neuvième incarnation de Vishnu, et il n’y aurait aucune difficulté à appeler Jésus la dixième. Cependant, supposons que cette idée prévalût, les adorateurs de Krishna, n’en continueraient pas moins à laisser dans l’ombre les partisans de tous les autres cultes, vu qu’en répélant ses incarnations, il règne souverainement sur toutes les nouvelles générations. Le fait que l’immoral Krishna a été reçu comme la grande incarnation de l’Etre suprême, montre bien véritablement que le Panthéisme est la faiblesse et la honte de l’Hindouisme. Son idéal est sans moralité. Il est indépendant de caractère et déclare en pratique que la vertu et le vice sont également choses indifférentes pour le salut. Soyons reconnaissants de ce que les meilleurs des Hindous sont de beaucoup supérieurs à leur idéal.

Le peuple des Indes fait partie de la grande famille humaine. Quel sérieux appel renferme ce fait pour tous ceux qui croient que l’histoire est une révélation de la volonté de Dieu ! Il faut des hommes qui aillent à ce peuple dans l'esprit de Paul qui vit non seulement dans « la loi, les prophètes et les psaumes » d'Israël, mais dans l’universalisme de la pensée grecque et dans la

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majesté de la loi romaine, deux voies qui s’ouvrirent à l'Evangile. Grâce à cette noble conception, l'Eglise ne devint pas une secte juive, mais fut persécutée à cause de cette largeur d’esprit, par des zélateurs qui se crurent les représentants de la foi orthodoxe. L'Inde, comme la Grèce et Rome, doit aussi contribuer sa quote-part au développement du Christianisme. Une terrible révolution sociale, politique et religieuse s’étend sur tout le pays. L'édifice compacte de la société hindoue — cet édifice qui a résisté aux violents assauts du Mahométisme, à l’ardeur missionnaire du Bouddhisme et qui a paru capable de défier les influences corrosives du temps lui-même, est ébranlé partout par le vent qui souffle de l’occident, par le coniact avec les agents et les instruments de notre civilisation et par des forces qu’engendre la vigueur de sa propre vie.

Précisément comme le Christianisme triompha des religions de la Grèce et de Rome en absorbant tout ce qui était bon et vrai dans la philosophie et la littérature grecque, dans la jurisprudence et le gouvernement romain, il en doit être de même aux Indes. C’est dire aussi son triomphe, le temps venu, dans d’autres régions aussi bien qu’aux Indes, car il n’y a pas de race aussi religieuse que l’hindoue, aussi éprise de l’idéal et qui méprise autant la vie des sens (1)! Nous connaissons un peu, — nous devrions connaître davantage — cette

(1) N'oublions pas que l’auteur noi 3 avertit que « Son idéal est sans moralité », p. 188, (Trad.)

étonnante époque historique, quand, après la mort de Gautama, des rissionnaires sortis des plus hautes classes de la société, se répandirent dans les pays avoisinants et récoltèrent de magnifiques moissons. Il en sera de même encore. Qui sera assez léméraire pour déclarer que la vitalité de cette belle race soit épuisée ? Dieu suscitera un prophète pour enseigner avec puissance qu’en Christ toute la sagesse, toutes les forces nécessaires pour régénérer les Indes, sont cachées. Dieu le rendra capable de donner au Christianisme une forme aussi propre à l’esprit oriental que les décrets des quatre premiers conciles généraux convenaient à l’Europe. Par milliers les missionnaires graviront les Himalayas et se rendront jusqu’à l’océan le plus reculé, pour proclamer à toute l’Asie l'Evangile de Jésus-Christ et de sa croix, comme étant «la sagesse de Dieu et la puissance de Dieu pour tout croyant. »

L’Evangile, en effet, seul possède les éléments capables de satisfaire les plus profondes aspirations de l’Hindouisme. « Il y a quelque chose dans le Panthéisme de si profond que rien dans ie pur Déisme ne peut rivaliser avec lui. Le Déisme ne plonge pas si avant, et le Panthéisme peut bien garder la maison jusqu’à ce « qu’un plus fort » que le Déisme vienne en prendre possession. En Jésus-Christ je trouve la seule solution du mystère. » Ces paroles de feu le Dr Duncan (1) expli-

(2) Colloquia peripatetica.

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quent pourquoi le Mahométisme, bien qu'ayant obtenu un triomphe partiel, consolida en réalité l’'Hindouisme comme un tout, et pourquoi le Chris-

tianisme est certain de prévaloir quand il sera bien présenté au peuple.

CORRIGENDA

Page 9, ligne 16 d'en haut, lisez : La Fontaine.

{ — 4, — 9denbas, — nine l'enrichiraient.

— 99, — 2 — — avail allacheées.

} — 107, — 2 d'en haut, — Loi, le lis-lu ?

— 109, — 5 d'en bas, — ne l’imagine pas.

— 12, — 10 — — elle s’y laissa prendre.

— 120, — 1 d'en haut, — pénétré.

— 127, — 12 d'en bas, — a celle.

— 163, — 11 — —— de sources.

— 168 — 10et11 — — celui-là, celui-ci.

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