‹ Les grandes religions [microforme]Chapitre 4 sur 36 · LE · texte numérisé non relu

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Tel est l’esprit dans lequel doit toujours être conduite l’œuvre missionnaire de l’église. Il faut quelque chose de plus que le zèle pour faire des prosélytes. Les Pharisiens ne manquaient pas de ce faux zèle et ce que Jésus ;ensait d’eux et de leur zèle, ses paroles nous l’apprennent : « Vous courez la mer et la terre pour faire un prosélyte et, quand il l’est devenu, vous en faites un fils de la Géhenne deux fois plus que vous. » Matth. XXIII, 15.

Evidemment, le seul moyen de découvrir la manière de nous approcher d’un homme élevé dans une autre foi que la nôtre, c’est de nous mettre à sa place. Nous dédaignerions d’être traités en prosélytes, bien que disposés à accueillir la vérité. Mais, admettons le proséiytisme, quelqu'un peut-il nous faire du bien en s’avançant d’un air qui dénote clairement que seul il connaît toute la vérité, que tout ce que nous avons cru jusqu’à présent et sur lequel nous avons basé notre conduite est entièrement faux et que ce père et cette mère, dont nous révérons la mémoire, sont pour toujours exclus de la lumière qui rayonne de la face de Dieu? Avec de teiles prélentions à la supériorité et avec ce mépris à peine voilé de nos aïeux, jamais cet homme ne sera pour nous le prophète de Dieu, Il faut qu’il ck ange entièrement de méthode. Il faut qu’il s’asseye avec nous à la table commune de la fraternité. Il faut qu’il se donne la peine de connaître ce que nous avons

rs être fait; qu’il parle notre langage, qu’il étudie nos Il faut arts et nos chefs-d’œuvre. Bref, il doit nous resre des | pecter et nous aimer. Alors s’il est plus grand que ni pas nous et s’il a de nouvelles vérités ou de nouvelles d'eux grâces à nous communiquer, qu’il vienne, nous anent : l’acceptons joyeusement, comme « la pluie de la ire un première et de la dernière saison ». Il infusera des | faites forces virtuelles en nous, il pénétrera comme d’un Vous, » puissant levain, toute la communauté, et « une nation naîtra comme en un jour. » C’est du derir la dans que toute société doit recevoir une impul- | élevé sion. Les attaques du dehors la rendent plus 9 met- impénétrable qu'auparavant. Le prosélytisme traités externe gagne les individus qui, comme règle, ne la vé- valent rien, mais il arrête le développement in- Iqu'un ’ terne. Le prophétisme attire les âmes qui devienn air nent des centres de force, et il crée ainsi des pute la mouvements qu’on peut retarder ou subjuguer squ'à mais qu’on ne peut détruire.

è con- Le Christianisme est le prophète de Dieu auprès re el - des nations. Mais, comme Jonas, il a générale- , Son : ment joué le rôle d’anti-prophète, et il s’en est ne de vanté! Il est temps de dissiper lillusion. Pour à la remplir notre haute vocation, il nous faut agir e nos d’après la vérité à laquelle nous professons de s le croire, à savoir que Dieu a «déterminé les limites » men! des demeures des nations aussi bien que de la p à la nôtre, «qu’en Lui ces peuples se meuvent aussi il se et ont leur être», qu'Il leur a parlé dans les vons siècles passés bien que, dans « ces temps d’igno-

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