PRÉFACE. VU
surgi quelques découvertes; mais une publication surtout, par la vive sensation qu'elle a produite, a donné une puissante impulsion à ce mouvement. On comprend sur-le-champ que nous voulons parler de la Renaissance des arts à la cour de France , par M. le comte Léon de Laborde.
Si Von veut écrire convenablement Vhistoire des arts,
ou, ce qui en est une partie, l'histoire des artistes, il est indispensable de posséder simultanément des connaissances de natures très-diverses, en quelque sorte opposées, et qu'une organisation spéciale et rare peut seule unir à un haut degré. Cette organisation privilégiée est précisément celle qui distingue M. de Laborde. Homme d'un goût épuré par F étude de tous les genres de chefs-d'œuvre, riche de là plus vaste expérience, familier avec les procédés de la technique, et sans cesse animé de ce feu sacré qui s'éteint ordinairement si vite, il joint à ces précieuses qualités un jugement essentiellement sain et une érudition dont la variété étonne. Plus que personne, comme l'événement Fa prouvé, l'auteur du Catalogue des émaux du Louvre et du Glossaire des anciens termes d'art était donc apte et préparé à s'acquitter dignement de la tâche laborieuse qu'il avait assumée. L'ouvrage de M. de Laborde est divisé en quatre parties, consacrées aux peintres, aux sculpteurs, aux architectes et aux gens de métier; mais, de ces quatre parties, il n'y a encore que la première publiée i ,
i La première partie, formant ou vol. in-8° d'environ 4,000 pages, a paru en deux fragments, dont l'un a été publié en 1852, et l'autre en 18S5.