‹ Les grands architectes français de la Renaissance: P. Lescot, Ph. de l'OrmeChapitre 7 sur 25 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

dangereux à consulter, vu que, s'il contient l'indication de plusieurs faits nouveaux et vrais, il ^abonde particulièrement en assertions entièrement controuvées, et formulées avec un aplomb auquel l'insanité d'un cerveau sénile sert à peine d'excuse.

Pendant longtemps Yhistoire des artistes s'est traitée comme se traite encore l'histoire de Paris. Il y avait en circulation une certaine quantité de notions passées à l'état de lieux communs; on les ressassait tant bien que mal, s' inquiétant peu d'en augmenter le nombre ou de vérifier si, par hasard, elles n'étaient point fondées , voire même absurdes. Il était ainsi bien et dûment convenu que Lescot avait tenu en commende V abbaye de Clagny, laquelle n'a jamais existé; que Jacques Androuet du Cerceau, connu comme graveur dès 1549, avait élevé YhJbtel de Bretonvilliers, construit sous la régence il Anne d'Autriche; que Clément Métezeau donna les plans de la galerie du Louvre vers 1595, c'est-à-dire à l'âge de quatorze ans 9 etc. Un million de personnes ont lu cela, et on Y écrit tous les jours. Le livre de Collet, quelque entaché de mensonges qu'il soit, a eu le mérite de montrer que celui de D'Jrgenville ne justifiait aucunement sa réputation, et que la biographie de nos grands maîtres demeurait en réalité inconnue, après avoir été l'objet d'une multitude de confusions et de méprises. L'attention de plusieurs érudits s'est par suite éveillée, et V exploration des documents originaux prenant chaque jour plus d'extension, il en a

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