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Mais, dussent-ils encore, en repassant les eaux, dis Demander votre fils avec mille vaisseaux, Coûtât-il tout le sang qu’Hélène a fait répandre, Dussé-je après dix ans voir mon palais en cendre, Je ne balance point, je vole à son secours,
Je défendrai sa vie aux dépens de mes jours.
Mais, parmi ces périls où je cours pour vous plaire, Me refuserez-vous un regard moins sévère ?
Haï de tous les Grecs, pressé de tous côtés,
Me faudra-t-il combattre encor vos cruautés ? Je vous offre mon bras. Puis-je espérer encore : Le Que vous accepterez ua cœur qui vous adore ?
En combattant pour vous, me sera-t-il permis ; De ne vous point compter parmi mes ennemis ? un
er.
cuups.
[proie ; e autre à É ANDROMAQUE. i, Seigneur, que faites-vous, et que dira la Grèce ? , Faut-il qu’un si grand cœur montre tant de faiblesse ? Le Voulez-vous qu’un dessein si beau, si généreux, " et la Passe pour le transport d’un esprit amoureux ? a Captive, toujours triste, importune à moi-même, à 4 Pouvez-vous souhaiter qu'Andromaque vous aime ? Quels charmes ont pour vous des yeux infortunés Cu. fforcer : Qu’à des pleurs éternels vous avez condamnés ? Non, non, d’un ennemi respecter la misère,
SUR ; c'est
Mit Sauver des malheureux, rendre un fils à sa mère, ie auvér : De cent peuples pour lui combattre la rigueur, s Sans me faire payer son salut de mon cœur, Te ; Malgré moi, s’il le faut, lui donner un asile ; 1
Seigneur, voilà des soins dignes du fils d'Achille.