PYRRHUS
Hé bien, madame, hé bien, il vous faut obéir : Il faut vous oublier, ou plutôt vous hair. 6 Oui, mes vœux ont trop loin poussé leur violence Pour ne plus s'arrêter que dans l'indifférence ; Songez-y bien : il faut désormais que mon cœur, S'il n'aime avec transport, haïsse avec fureur,
Je n’épargnerai rien dans ma juste colère :
Le fils me répondra des mépris de la mère ;
La Grèce le demande : et je ne prétends pas Mettre toujours ma gloire à sauver des ingrats,
ANDROMAQUE
Hélas! il mourra donc ! il n’a pour sa défense Que les pleurs de sa mère, et que son innocence... Et peut-être, après tout, en l’état où je suis,
Sa mort avancera la fin de mes ennuis.
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Je prolongeais pour lui ma vie et ma misère ; Mais enfin, sur ses pas j'irai revoir son père. Ainsi, tous trois, seigneur, par vos soins réunis, Nous vous...