Î 410 LES GRANDS DRAMES
Lamartine a succédé à Chateaubriand, et Victor Hugo n'est venu qu’à leur suite.
C'est avec lui que les excès ont commencé, lorsqu'il est entré dans ce qu'on appelle sa seconde manière, et surtout lorsqu'il s’est mis à travailler pour le théâtre. ù
C'est alors que, suivant son expression, tout quatre-vingt-treize éclata. Les neuf muses chan- : tèrent la carmagnole; sur le sommet du Pinde on dansa Ça ira. L'art poétique fut pris au collet dans la rue, et les mots nobles furent guillotinés par les mots roturiers (1).
Si Victor Hugo s'était contenté de révolutionner la langue, et s’il avait su éviter certains excès que nous allons faire connaître, nous ne songerions pas à le blâmer. Mais il voulut tout réformer, l’histoire, la morale, la philosophie et art.
Jusqu’à lui le poète dramatique s'était efforcé
| ou (1) Voir Réponse à un acte d'accusalion dans les Contemplations.
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