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ce n’est pas une raison de renverser la hiérarchie sociale, et de prêcher au peuple, dans une série de pièces dramatiques, qu’il faut aller dans les bouges pour trouver la vraie noblesse et la vertu, Le poète qui se livre à cette œuvre pèche contre la vérité, contre la vraisemblance, et contre l'ordre public. Il prépare les révolutions et les crises sociales, en semant la discorde et la haine entre les classes qui composent la nation.
Voilà cependant le but auquel paraît tendre toute l'œuvre dramatique de Victor Hugo.
Commencée dans Marion de Lorme, elle se poursuit dans //ernani, dans Le roi s'amuse, dans Marie Tudor, dans Lucrèce Borgia, dans Ruy Blas, etc., etc.
Ici, c'est une reine qui est représentée comme la plus vile et la plus miséra le des prostituées, ou qui baise avec respect les mains d’un valet de chambre. Là, c’est un roi imbécile qui abandonne sa souveraineté au bras sanguinaire d’un prince de l'Eglise ; ou bien, c’est le vainqueur
de Marignan, le protecteur des Arts et des Let-
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tres, qui s'amuse à déshonorer ses sujets, et qui se vautre dans la boue et le sang.
Ailleurs, c’est un pontife de Rome et son horrible famille dont les atrocités et les crimes, plus ou moins légendaires, sont évoqués pour repaitre les yeux du spectateur.
Voilà comment le poète travaille à opérer le déplacement que le peuple convoite dans les couches sociales.
11 va sans dire que son exemple a été suivi, puisqu'il est devenu un chef d'école, et l’on ne doit pas être surpris que le peuple qui recevait de tels enseignements au théâtre ait fait la Ré- ÿ volution de 1848, et la Commune de 1870-71.
Examinons maintenant de près les plus remar-
ne quables drames de Victor Hugo.
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