Do pois. ces mouvements, du moins au siège de
4. Chètif, de captivus (prisonnier). Sienne. C'est ce qu'il explique gaie- On lit dans Joinville que saint Louis ment, avec imagination et esprit, an délivra les cliêtifs. (Bracliet.) roi Henri II, qui, au retour de ce
5. Banquet, de banc [même sens en siège, l'entretint longuement, durant haut allemand). ci m heures d'horloge , sur les détails
6. 11 a l'expression gaie. dfe ce fait d'armes. L'apologue que nous
7. Cette défense mit le sceau à la ré- citons vaut celui de Ménénius; il sftputation de Montluc. rait célèbre s'il était d'an ancien.
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col1 à la veue d'ung chacun; et comme je fus en ma chambre, je demanday du feu pour allumer le fagot, et aprôz je prins le sac, et là j'y mis dedans toute mon ambition, toute mon avarice, mes haynes particulières, ma paillardise, ma gourmandise, ma paresse, ma partialité 2, mon envye, et mes particularitez, et toutes mes humeurs de Gascogne, brief tout ce que je pus penser qui me pourroit nuyre, à considérer tout ce qui failloit fere pour son service; puis aprez je lyai fort la bouche du sac avecques la corde, affin que rien n'en sortit, et mis tout cela dans le feu; et alors je me trouvay net de toutes chozes qui me pouvoient empescher en tout ce qu'il failloit que je fisse pour le service de Sa Majesté.
Jebaillay au comte de Bisqué la charge de faire terrasser la Porte Oville * : nous prenions la terre dans des jardins vacans qu'il y a un peu à main gauche. 0 le bel exemple que voicy, et que je veux coucher par escrit, afin de servir de mirouer * à ceux qui voudront conserver leur liberté !
Tous ces paovres habitans, sans monstrer nul déplaisir ny regret de la ruyne de leurs maisons, mirent les premiers la main à l'œuvre; chacun accourut à la besogne. Il ne fut jamais qu'il n'y eust1 plus de quatre mille âmes au travail ; et me fut monstre par des gentilzhommes siennois un grand nombre de gentilz femmes porta n s des paniers sur leur teste pleins de terre. Il ne sera jamais, dames siennoises, que 6 je n'immortalise vostre nom tant que le livre de Montluc vivra : car à la vérité, vous estes dignes d'immortelle louange, si jamais femmes le furent. Au commencement de la belle résolution que ce peuple fit de défendre sa liberté, toutes les dames de la ville de Sienne se départirent7 en trois bandes : la première estoit conduite par la signora Porteguerra8,qui estoit vestue de violet, et toutes celles qui