‹ Les grands écrivains du seizième siècleChapitre 115 sur 559 · I. Voila if aiftomes, et bienfraaeale. »• Le mot a péri · texte numérisé non relu

I. Voila if aiftomes, et bienfraaeale. »• Le mot a péri

étaient de garde, qu'en leur diligence consistait toute notre victoire. Ils ne dormaient pas; car comme j'ai déjà dit, à la pointe du jour l'artillerie commença à tirer et la contrescarpe fut rasée.

0 mes compagnons *, qui irez assiéger des places, ici et en beaucoup d'autres endroits, vous confesserez que mes victoires m'ont plus réussi, pour la grande vigilance, diligence, et prompte exécution, que non pour ma hardiesse, et je confesserai d'autre part qu'au camp y avait de plus hardis hommes que moi 2. Mais il n'y a nul qui puisse avoir couardise 8, s'il a oes trois choses ; car d'icelles trois sortent tous les combats et victoires, et tous les vaillants hommes suivent les capitaines garnis de ces choses. Et an contraire, il n'y peut avoir hardiesse, encore que l'homme en soit tout plein, s'il est lent, tardif, et long à exécuter. Car avant qu'il ait pris sa délibération, il y met un si long temps, que l'ennemi est averti de ce qu'il veut faire, et remédiera au tout. Et s'il est hâtif il le surprendra à luimême *, Par ainsi il ne faut jamais avoir grande espérance en * chef, qu'il ne soit garni de ces parties. Que l'on regarde tous les grands guerriers, qui ont jamais été, cm verra qu'ils ont tous eu oes qualités.

Nous, qui sommes Gascons, en sommes mieux pourvus qu'aucune autre nation de France, ni peut-être, de l'Europe. Ausbî en est-il sorti de bons et braves capitaines, depuis cinquante ans. Je ne me veux comparer à eux; maie siveux-je dire cela de moi-môme, puisqu'il est vrai, que jamais ma paresse et ma longueur ne me fit perdre rien, ni à mon maître. L'ennemi me pensait à une lieue de lui, que je lui allais porter la chemise blanche *. Et si diligence est requise en la guerre, elle l'est plus en un siège, car il ne faut que peu de chose pour rompre votre dessein; si vous pressez votre ennemi, vous lui redoublez la peur, il ne sait où il est, et n'a loisir de se raviser. Veillez lorsque les autres dorment, et ne laissez jamais votre ennemi sans lui donner quelque chose à faire.

t. Il veut que son expérience pro- 4. // le surprendra abandonné à lui-

flte, fasse tradition. même.

t. L'honnête homme» g# Un çhfif<

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