Couart , de cauda , queue; qui
tient la queue basse, comme l'animal 6. Expression populaire, pour dire :
effrayé. fèiau mu s
MONTLUC i\
Or, jô retournai à l'assaut ; notre ordre étant dressé» j me mis auprès de la porte de la ville et près la brèche, 0 aout étions entrés avec toute la noblesse ; il y pouvait avo six ou sept vingts gentilshommes , et toujours en arriva d'autres; car monsieur de la Chapelle-Louzières qui vena iê Queroy * en amenait une grande troupe. Je dirai ce* de mon présage *, que jamais on ne me put ôter de la fac taitie, que je ne dusse être tué par la tôte, ou blessé. J m'étais mis en opinion pour cette occasion », que je n'irai point à l'assaut, songeant bien que ma mort troublerai tort le pays ; et le matin je dis à monsieur de Las, avoci du roi à Agen» lequel était de notre conseil» et qui étai ?eno avec moi, ces paroles : « Monsieur l'avocat, il y a de
• gant qui ont oriô et orient , que je suis fort riche » vou
• levée l'argent que j'ai jusque» à un éou ; car par mo:
• testament, où vous éties appelé, vous le saves. Et pou » et qu'on ue saurait éter l'opinion au* gens, que je n'ai » beaucoup d'argent , et * si par fortune je mourais en ce 1 assaut, l'on demanderait à ma femme quatre fois plu » que Je n'en ai, voilà le rôle 4e tout l'argent que j'ai au ■ jeuvd'hui en ae monde, tant aux intérêts, que os qui es » autre Us mains de ma femme. Barate, mon mettre d*bô
• tel, a écrit le bordereau*; le voilà signé de ma main
• Voua m'êtes ami, je vous prie que, al Je meurs, voui
• et le oonaailler de Nort voua montriea amis de ma ferai» 1
• al de mai deux filles, et surtout de Charlotte-Catherin 1
• qui a eet honneur d'avoir été tenue sur les fonts par 1 1 » foi et la raine. » Et lui délivrai ledit rôle • entre s< 1 ttetaa, et oonnus bien qu'il eut plus d'envie de pleurer qi 1 de rire. Et par là on peut juger si le malheur qui m'advi oe m'aUeit devant les yeux 7. Je n'ai point d'esprit farr lier*; mais il ne m'est guère arrivé malheur, que m< i esprit ne l'ait prédit. Je tâchais toujours à me l'dter de 1 fantaisie9, remettant tout à Dieu, qui dispose de no comme il lui plaît. Je n'en fis jamais autrement, quoi q les huguenots mes ennemis aient dit et écrit contre m
U ÀnjQordTim.le» départant!}*» <ln 6. Rouleau de papier, (rolnlus).
h* et de Tarn-eWîaronne, 7 N.ayait pas ^ éYa ffl( t. M a «es superstitions.
S Dam cette circonstance. 8- De «6nie ^Hier qrt m'avei 1