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ft. Note détaillée, article par article. t. Imagination.
Gomme les deux heures furent venues, je fis apporter huit ou dix flacons de vin, que madame de Panjas m'avait envoyés, et le délivrai aux gentils-hommes et leur dis : « Buvons, mes compagnons : car bientôt se verra qui a » teté le bon lait '. Dieu veuille que nous puissions » quelque jour boire ensemble ! Si nos jours derniers sont » venus, il n'est en notre pouvoir de rompre les desti- » nées. » Et comme tous eurent pris du vin, s'encouragèrent les uns les autres , après que je leur eus fait une petite remontrance en trois mots, leur disant : « Mes amis » et compagnons, nous voici prêts à jouer des mains *, il » faut que chacun montre ce qu'il sait faire. Ceux qui sont » dans cette place, sont de ceux, qui, aveo le comte de » Montgommeri , ont ruiné vos églises , et pillé vos mai- » sons : il faut leur faire rendre gorge •. Si nous les em- » portons et mettons au couteau*, vous avez bon marché » du reste de Béarn. Croyez-moi : rien ne vous fera tôt© *, • Or, aÏÏez , je vous suivrai bientôt. » Lors je fis sonner l'assaut, les deux capitaines y allèrent, et quelques-uns de leurs soldats, et les enseignes6 ne firent pas fort bien. Et comme je vis que ceux là n'y entreraient pas, monsieur de Sainctorens marcha avec. quatre enseignes, et les mena jusques auprès de la brèche , qui ne firent pas mieux que les autres; car ils étaient encore demeurés loin 7 quatre oi* cinq pas de la contrescarpe, laquelle n'empêcha que notre artillerie ne fît ce qu'elle voulait faire; et tous se mirent les genoux à terre derrière. Soudain , je connus bien qu'ilfallait que d'autres y missent la main que nos gens de pied. Tout à un coup je perdis la souvenance de l'opinion que j'avais d'y devoir être tué ou blessé, et dis à la noblesse : * Gen- » tilshommes mes amis, il n'y a combat que de noblesse. » Il faut que nous espérions que la victoire doit venir par » nous autres, qui sommes gentilshommes ; allons, je vous » montrerai le chemin, et vous ferai connaître que jamais » bon cheval ne devint rosse8. Suivez hardiment, et
I. Se» noirs pressentiments ne loi sangler forcé qni fait tête aux chiens, enlèvent pas la bonne hnmenr. . - . . . ' ,,.,..
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