C'est ches lui système, principe : 8ïmPathl
Pat 4e quartier. 1. Reprenez confiance.
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puissance. Et m'a dit depuis qu'il me pensait avoir dit à Dieu pour tout jamais. Tout ce jour-là et toute la nuit, je ne fis que saigner. Le lendemain matin j'envoyai prier les capitaines de venir devers moi. Ce qu'ils firent, et leur fis la harangue qui s'en suit, ayant repris cœur, et un peu de paroles :
« Mes compagnons et amis, je ne porte pas tant de re- « gret de mon malheur, pour le mal que je souffre, que je « fais pour voir les affaires du Roi décousues *, et moi t contraint de vous abandonner. Je ne vous ai point caché « la délibération que j'avais prise de cette exécution, car
• tous l'avez entendue. Je vous prie, que pour moi, vous
• n'arrêtiez point d'exécuter votre victoire f, et marcher en t avant; car exécution mettra en peur tout le pays deBéarn. « Je m'assure que vous ne trouverez résistance qu'à tNa- « varreins. Ne laissez point perdre cette occasion, puisque t Dieu la vous a çlonnée : car si" vous le faites, tout le « monde dira que votre hardiesse dépendait de la mienne, « et que sans moi vous ne pouviez rien. Et encore que oe
• fût une grande louange pour moi, si ne voudrais-je pas « que cela advint, pour l'honneur et amitié que je vous « porte, étant aussi jaloux du vôtre que du mien. Ne faites i donc état ' de moi, non plus que si j'étais déjà mort. » Sur quoi je vis la plupart de la compagnie ayant les larmes aux yeux. Et ayant un peu repris baleine, je suivis mon propos4 : «Vous êtes ioi beaucoup de capitaines aussi « suffisans * que moi, pour commander; vous avez de bons
• etvaillans hommes, qui auront à présent double courage « pour venger leur chef. Je m'assure qu'il n'y a nul de i vous qui ne cède à monsieur de Qondrin que voilà : car « outre qu'il est de la meilleure maison, c'est aussi le plus « vieux capitaine de tous vous autres. Et parce qu'il n'est « pas beaucoup sain, je vous prie, monsieur de Sainctot rens, et vous messieurs de Goas, et de Madaillan, vous « tenir près de lui, car il est vieux, comme vous voyez, et « faudra que vous trois, qui êtes jeunes, portiez toute la « peine. Soyez bien d'accord, je vous prie, puisque vous ayez « tous bonne volonté. Ma blessure sera cause, si vous faites
1. PDfeM-t-on aujourd'hui aimer la*. 3. N*aye» pas tond défonce du même cœur que ces rail- 4. Mon idée, mon discourt, lants aimaient leor roi ! 5 CapabUg de tuffire k nne ênlw-
S. mener à bonne fin. prise.
* quelque chose de bon, que vous acquerrez de l'honneur, a Pour Dieu,, mes compagnons, ne laissez l au bon du coup a cette entreprise, et à son commencement. Suivez sur cet « ôtonnement *, et montrez que ce n'est pas moi seule- « ment, mais vous autres aussi, qui avez bonne part à la « victoire. Ne le voulez-vous pas ainsi, et accepter pour « chef monsieur de Gondrin ? » Ils me dirent qu'oui, et que c'était raison qu'il commandât. Alors je les priai de ne me voir plus, afin de n'empirer ma fièvre, et se retirer tous à lui. Ainsi ils se départirent9 de moi bien tristes et ennuyés \ (Liv. VIL)