II, Rois, XX, il. 8. Efficace est substantif
- CALVIN SÏ7
confus f Je principe du mouvement des créature» (comme 31 quelqu'un ayant une foys faict un canal, et adressé la voye d'une eau h passer dedans, la laissoit puys après ewoulcr d'ellennesme); mais qu'il gouverne mesme et conduise sans cesse tous les gouYernemens particuliers. Que si le gouvernement de Dieus'estend aussy k toutes ses œuvres, c'est nw» cavillation * puérile de le vouloir enclore et limiter dedans l'influence et le cours de nature. Et certes tous ceux qui restreignent en si ôtreyte limite la providence de Dieu, comme s'il laissoit toutes les créatures aller librement selon le cours ordinaire de nature, dérobent à Dieu sa gloire, et se privent d'une doctrine qui leur seroit fort utile*
Par quoy que cecy soyt bien résolu, c'est que, quant on parle de la providence de Pieu, ce mot né signifie pas qu'estant oisif au ciel il spécule • ce qui se fait en terre; mais plustost qu'il est comme un patron de navire qui tient tout gouvernail pour adresser tous événemens. Ainsy ce mota'estend tant à sa main qu'à ses yeux; o-sst-à-dira que QQn«seuleinent il voyt, mais aussy ordonne ce qu'il veult (Sire faict, (Ibid.t eh, xvj.)
Us uns pr&ctiquent le proverbe ancien, d*estre près du moulin * et loin de Dieu; les aultres ont les oreilles battue»9 et les cœurs nullement touches. Dieu n'omet nql moyen pour advaneer nostre salut ; craignons donc ceate reproche • qu'il fait par son prophète leaïe au chapitre liv : «J'ay tout le jour estendu mes bras à ce peuple rebelle. Si ceux qui sont errans par les déserts ne seront point épargnez quand ils n'auront cheminé droit, je vous prie, que «ara** de noua qui sommes nourrys comme en la maison, Wm les yeu* de nostre Père[eôleste I Les uns ont abandonné la pays de leur naissance ; les aultres ont eu plus de privi* loges, que Dieu les est venu visiter en leur nid. Maintenant Bi ceux qui sont natifs du lieu ne recognoissent un tel bien pour se dédier du tout à Dieu, lequel s'est ainsy approché