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*. AUrâire, tirer à toi, aUrèkere. •• M*»** de pie, mot gtnlois.
e. Joli mot. ! o. Reputare, penser à.
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sous toutes nos entreprises comme constituans nostre immortalité en terre. Si on ensevelit un mort, ou si nous sommes en un cymetière * entre les sépulchres, pource que lors nous avons une image de mort devant les yeux, je cenféBse que lors nous philosophons très bien de la fragilité de eeste vie. Combien encore * que cela ne nous ad* vienne pas tou ajoure; car aucunes foysees choses ne noua esmeuvent guère. Mais quand il advient, c'est une philo* sophie transitoire, laquelle s'esvanonit sitost que nous avons tourné le dos; tellement qu'il n'en reste nulle mémoire; tataf,elle s'escoule tout ainsy comme un cri du peuple en unthéastre. Car ayans oublié non seulement la mort, mais aussy nostre condition mortelle, comme si jamais nous n'en tussions ouy parler, nous retombons en une folle confiance et trop asseurée de l'immortalité terrienne •. Si quelqu'un cependant nous allègue le proverbe ancien : que l'homme est un animau * d'un. jour, nous le confessons * bien, malt c'est tellement sans y penser, que ceste cogitation * démettre tousjours fichée * en nostre cœur, que nous avons iûy à vivre perpétuellement. Qui est-ce donc qui niera que ce nous est une chose très-nécessaire, Je ne di point, d'estre admonestés» mais aussy d'estre convaincus par tant d'expériences qu'il est possible, combien est la condition de l'homme malheureuse quant8 & la vie mondaine, veu qu'en Cttans conveincus, à grand'peine laissons nous de l'avoir en telle admiration, que nous en sommes quasi tout estourdys9, comme si elle contenoit en eey toute félicité? Or s'il ne méritoit que le Seigneur nous instruise ainsy, nostre office est d'escouter ses remontrances, par lesquelles il resvettle nostre nonehalence l0, à ce que oontemnant " le monde, nous aspirions de tout nostre oceur & la méditation de la vie future.
(InsHtuHon de la religion chrétienne, 1. III, oh. ix Genève, 1576.)