‹ Les grands écrivains du seizième siècleChapitre 231 sur 559 · De renouer ses liens. f* A P*W étrangers doit s'en · texte numérisé non relu

De renouer ses liens. f* A P*W étrangers doit s'en

6. Admirez la forte dialectique de ^ }^ ^jut ne font pas partie ces phrases pleines et substantielles. *» —"/ *" ^èles dtt «>™™°. ■

7. Se soutiendront mutuellement. l8« Ç'esW-dire le roi légitime.

8. Ce langage est pour nous d'ap- **• Le mot est aujourd'hui féminin» plication directe* 15. Donne {donet).

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seul qui la tient en sa main), d'en trouver bientôt le moyen et la voie ! Que Dieu dorât désir au peuple, (car aussi esfr-H besoing que nous Py rappelions par nostre désir et par nostre mansuétude1), de s'y rendre et facile et ployable, de se rendre ardent à bon escient à la solliciter. Que Dieu doint à tous et à chascung de nous, de nous bien ressoubvenir de tous les maulx que nous avons soufferts, d'en avoir ung sentiment qui ne passe jamais 8, afin que nous détestions ces misères civiles, afin que nous en abhorrions les aucteurs, non moins que les effects, et que nous puissions bientost en bon repos, d'un mesme cœur et esprit, chascung selon la vocation où Dieu Ta appelé, rechercher la parfaiote santé de ce royaume, la pureté et sincérité du service de Dieu, le redressement des bonnes mœurs et sainctes loix, la vraie liaison du roy avec le peuple, des supérieurs à leurs inférieurs, dont dépend le bien, le repos et la prospérité du roy, des subjects et de l'Estat.

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A monseigneur le duc de Montmorency h

Monseigneur, vous estes assez adverti comme tout ea£ plein de toutes parts de remuement *. Nous pensons que le plus seur est de voir quelle forme prendra cette fiebvre, premier que * d'en rien ordonner, et cependant tenir tousjours le malade au pouls '. Gela, à mon advis, ne peult tarder ; car ces mouvements qui marchoient oy devant 7 par mois, s'acheminent doresnavant * par jours et par heures, à mesure que l'exécution s'approchera. J'estime que ceste guerre sera le crible • des vrais François; car enoores que ceulx qui jouent sur le théâtre soient haltillés à la françoise," se i0- est-il évident que l'auteur de k tragédie eâtj Espaignot*1 Si ces mouvemens dépendaient de ceulx qui*

I. Yoiià le noble langage d'uu po- 4. Allusion anx premiers symptôme* liiique en temps, de révolution. de la Ligue.

f. C'est écrit d'hier, d'aujourd'hui. *• Avan* *»••''

Q. Lui tâter lï pouls,

a. Henri de Montmorency Damville, 7 Auparavant

connétable de F innée , avait refusé de ; ^ ^ ^ ^ ^associer a la Ligue, et s était mis en

révolte ouverte *»ee U cour, dqnt il •• J* «*****■•

dédaignait les menaces comme les pro- *»• Pourtant, fl est»

messes* — Cette lettre est dn'30 mars il. Philippe II avait la main dans les

tttl. intrigues des ligueurs.

semblent remuer, on pourroit penser qu'ils pourraient reculer. Mais posant • qu'ils dépendent de plus hault, il y a apparence qu'ils passeront oultre, et toutes les circonstances que nous entendons tendent là. Je désire fort voir leurs déclarations, car on en sçaura faire son profïct. Monseigneur, nul en ces grandes affaires ne peult plus assister de conseil ce prince * que vous. Les précédens * affaires n'ont esté que jeux ; François contre François qui de long temps se sont mesurés et essayés l'ung l'aultre, et l'ung aussi impatient et aussi prest à se lasser que l'autre. Ici les forces françoises sont sur le champ, mais conduites et amenées par l'esprit d'Espaigne, qui est d'autant plus patient à nous voir patir 4 que nous seuls pâtirons, et lui n'en aura que le profict. Dieu se rit le plus souvent de ces desseings, et faict exhaler les tonnerres en fumée '• Je le supplie, monseigneur, qu'il vous garde et .conserve en toute santé.

A. monsieur de Loméoie.

Monsieur, je me suis retiré6 par l'advis de mes amis, parceque la procédure qu'on a tenue envers moi T m'a deu faire croire qu'on en avoit envie. Si on parle aultrement, vous sçaurés assés8, en bon ami, en faire comprendre la raison. De quel visage prendre congé du roy, après ung tel vacarme ? Je passerai donc ici mon amertume le plus doulcement que je pourrai ; et, comme j'espère, ne manquerai poinct de consolation contre ceste chuste, qui certes, ne peult estre honteuse pour la défense de la vérité, qu'il est toujours aisé de relever, et qui se relève assés toute seule \ Le mal est que je me trouve en ung poinct sans exemple. Au bout de vingt-cinq ans (et quels ans pour la pluspart \)

!. Ceci étant poti (établi) que... titulion de r Eucharistie, avait cité phu

5. Henri III. Montmorency était an de cinq mille passages des Pères on de ses généraux. théologiens , sans en avoir vérifié la

3. Ce mot était encore masculin. provenance. L'évêque d'Évreux signala

4. De jtttfri, qui vient de pati, «s inexactitudes flagrantes; et Mo*.

souffrir. nay* condamné par une conférence

. „' . . j, ,. qu'il avait acceptée, dut se retirer

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