De diaspre , étoffe de couleur S. Diminutif de taille
jaspée. 4. « Mendosse, » ou Mendoce (Men-
2. 11 s'agit du siège de Paris, affamé doza, ambassadeur d'Espagne). par la disette, ea 1590. Dans ces 5. « Allangouries. » Tombant de foi" traits, pris sur le vif, nous retrouvons blesse. Mot hors d'usage. On dit iodes impressions toutes voisines de nous, jourd'hui a langui. le souvenir de nos malheurs encore 6. On dirait aujourd'hui : ressern* wceuts. blant à des fantômes.
LA SATIRE MÉMPPÉE 2Gî
est l'honneur de notre Université? où sont les collèges? où sont les écoliers? où sont les leçons publiques, où Ton accourait de toutes les parties du monde? Où sont les religieux étudiants aux couvents? ils ont pris les armes ; les voilà tous soldats débauchés. Où sont nos châsses ' ? où sont no? précieuses reliques? les unes sont fondues et mangées ; les autres sont enfouies en terre, de peur des voleurs et 9acriléges. Où est la révérence qu'on portait aux gens d'églises et aux sacrés mystères? Chacun maintenant fait une religion à sa guise, et le service divin ne •sert plus qu'à tromper le monde par hypocrisie... Où sont les princes du sang, qui ont toujours été personnes sacrées, comme les colonnes et appuis de la couronne et monarchie française? Où sont les pairs de France, qui devraient être ici les premiers pour ouvrir et honorer les États? Tous ces noms ne sont plus que noms de faquins *, dont on fait litière aux chevaux de messieurs d'Espagne et de Lorraine 8. Où est la majesté et la gravité du parlement, jadis tuteur des rois et médiateur entre le peuple et le prince? vous l'avez mené en triomphe à la Bastille, et traîné l'autorité et la justice captives, plus insolemment et plus honteusement que n'eussent fait les Turcs. Vous avez chassé les meilleurs, et n'avez retenu que la racaille* passionnée, ou de bas courage. Encore, parmi ceux qui ont demeuré, vous ne voulez pas souffrir que quatre ou cinq disent ce qu'ils pensent, et les menacez de leur donner un billet • comme à des hérétiques ou politiques. Et néanmoins vous voulez qu'on croie que ce que/ vous en faites n'est que pour la conservation de la religion^ et de l'État!...
Nous demandons un roi et chef naturel, non artificiel; un roi déjà fait, et non à faire, et n'en voulons point prendre le conseil des Espagnols, nos ennemis invétérés, qui veulent être nos tuteurs par force, et nous apprendre à croire en Dieu et en la foi chrétienne, en laquelle ils ne sont baptisés et ne la connaissent4 que depuis trois jours.