HENRI IV
ceux de Saint-Justin1, voua tn'avez purgé ceux d'Euse, mais ceux de Cazères et de Barcelone * sont de vilains remuants; et je n'ai nulle asseurance au capitaine LaBarthe Iqui a par là une bonne troupe, et qui m'a cependant juré {son âme ». Beaucoup m'ont trahy vilainement, mais peu m'ont trompé *. Geluy-cy me trompera s'il ne me trahit bientost. De plus, ces misérables que j'ay deschassés d'Aire .tiennent les champs* De tout seray-je tout inquiet jusqu'à |tant que jo voue sçache sur pied avec vostre troupe, éclairant le pays. Mon amy, je vous laisse en main ces affaires ; et quoique soy t en voub ma plus seure confiance pour ce pays, toutefoys voub aimeroit bien mieulx là où il va et près de luy
Vostre affectionné amy, Hfcivat.
Ma teiLitt *n» mMêêè*
A madame 4o la Roche-ôu^Wï K
MadatôCj je vous èscris ce mot le jour de la veille d'une bataille •» L'yssue en est en la main de Dieu qui en a desjà ordonné ce qui en doibt advenir, et ce qu'il congnoist ôôtre expédient ? pour sa gloire et pour le salut de mon peuple, Si je la perds, vous ne me verres jamais» car je ne suis pas homme qui fuye ou qui reculle. Bien vous puis-je asseurer que si j'y meurs, ma pénultième pensée sera à vous, et ma dernière à Dieu, auquel je vous recommande et moi aussis* Ge dernier aoust 1590, de la main de celuy qui baise les vostres et est vostre serviteur. (Éeeueit dés lettres missives*)
A MOftfllBUB Ml BATS
Mon faulcheur», mets des aisleâ â ta meilleure beste;j'ay
vigne disant à sa fille : « J'ai mal à 5 Antoinette de Pops, marquise de
titré poitrine. » GuercfieVillë, veuve de Henri ae Rëtz,
fl. fin Marsan, près Roquefort, (dé- comte de la koefié-Guyoïï, foort en
partaient des Landes). I S»Ô.
*#*etites villes d'Armagnac (dé* 6. La bataille d'îvry, 1590.
pif totfients des Landes et da Oers). 7. Forme latine; ttrçw/to,êt*e utile à.