‹ Les grands écrivains du seizième siècleChapitre 254 sur 559 · L'art de nouer et défeouar les intrigues des partis · texte numérisé non relu

L'art de nouer et défeouar les intrigues des partis

10. Lorsque, après la bataille de Dreux, le prince de Condé partagea le lit de François de G aise, son vainqueur :

< Les deux chefs, dit d'Aubignô , se contentèrent d'un lit à eux deux , a6n que le sort de la guerre coovrist des mesmes linceux et enveloppas! des mesmes rideaux les regrets cuisants

D'AUBIGNÉ tU

MES *BV4«0»ni#e)lHI

Que d'estrangea métamorphoses s'opèrent chaque jour1" sous le nom du Roi! La sueur d'un misérable laboureur se change en la graisse d'un prospérant partisan1 ou tré&orier. La moelle d'un vigneron de Gascogne remplit le ventre 4'uu paragite. Les pleurs de la veuve ruynée en Bretagne fonct avoir du fard a la femme de Santory. Le sang d'un soldat perdeu à chasser Épernon de Provence se change en Hypocrastt Les imposta.de la France ont transsubstantié les champs des laboureurs en pasturages, les vignes en friche, ta laboureurs en mendians, les soldats en voleurs, les vilains en gentilshommes, les valets en maistres, les maistres en valets.

»■*&•« VB aWTM 0M4«iV M «âliHII M WJkVAJL •

Le prince de Coudé, voyant Paris saisi par les ennemis, et n'ayant 4e force que trois cents gentilshommes et autant de soldats, quelques esoholiers et bourgeois * sans expo* rience, qui n'estoient pas pour11 résister aux moines seule* ment; d'ailleurs voyant déclarer contre lui la parlement, la maison de ville, l'Université, (tous lesquels avec le clergé constituent la ville), il se fallut résoudre à quitter Paris, D'autre costé s'estoient assemblez à Chatillon-sur*Loing *, près l'amiral de Goligny, le cardinal et Dandelot ses frères, Ssnlis, Boucquard, Briequemaultetaultres, pour le presser démonter à cheval7. Ce vieil capitaine trou voit le passage de

la dépit, les mesdltatlons de ressource tendaient qu'un signal pour tirer l'est la vengeance du vaincu, et de l'an- pée, l'amiral Coligny, retiré à Chàtillon- Ue costé, les joies reteuues, les hautes sur-Loing, hésitait à courir les chances espérances et les sages courtoisies du de la guerre civile. C'est alors que victorieux. » Le pinceau de l'histoire son épouse, Charlotte de Laval, lui rea-t-il souvent tracé des traits plus proche ses incertitudes et le déterjnstés, plus profonds, plus énergiques? mine an parti de la révolte.

I. On appelait partisan celui qui 4. De biirgensis, habitant du bur-

faisait des partis ou sociétés ponr la gU8 {petite place fortifiée, puis bourg),

teur des deniers publ «• résister à des moines.

Page 1