‹ Les grands écrivains du seizième siècleChapitre 253 sur 559 · S. ÉPITAPHE DE CATHERINE DE MEDICIS · texte numérisé non relu

S. ÉPITAPHE DE CATHERINE DE MEDICIS

La reyne qnl ey gist fut on diable et un auge, Tonte pleine de blasme,et pleine de louange; Elle soutint l'Estat, et l'Eetal mlst a bas; EHefist mains accords et pas moins de débats; Bile «nfaBiatreU roys et «inq guerre» civiles, Fist bastir des chasteaus et ruyeer des Tilles, Vlst Men de bennes loys, et de marnais ediets : s>obait« loy, passent, enfer et paradis.

Son nom revient sans cesse dam les pamphlets contemporains, associé aux mémoires les plus exécrées de l'histoire sainte et profane, Àthalie, Jésabel, Sémiramis, Frédegonde. D'atroces libelles l'appelaient la Gircé et la Medée florentine. Qnand elle mourut, Lincestre, dans un de ses sermons , lui fit cette oraison funèbre ; a Si vous voulez lui donner à l'aventure un Pater et un Ave, il lui servira de ce qu'il pourra; je vous le laisse à votre liberté. » —

Les vers anonymes que nets venons de oiter sont d'un modéré, résumant les impressions de l'opinion publiqu» I* postérité n'a pas mieux jugé,

Page 1