‹ Les grands écrivains du seizième siècleChapitre 267 sur 559 · D Aubigné vit le cœur de la ° r ir · texte numérisé non relu

D Aubigné vit le cœur de la ° r ir

France frappé dans sou roi: ce rêve de *• G's ligne* étonnantes nous îohi

gloire ot de puissance, il l'exprime encore saigne* le coeur après pins de

avec énergie dans le passage que nous deux siècles écoulés , an souvenir de

citons. tont ce que le féroce aveuglement d'un

4. En fourbissant ses armes (comme *«««"•» détourné de gloire et de à la veille du combat); ce mot fient WP*1** aa détriment de la franco. de l'allemand furb.tn, nettoyer. 9. Il venait , apiès douze ans de

d'àubigné $$7

et rendu exécrable vers * eux. Tu as porté mon habitation hors le doux air de ma naissance*. Tu m'avois ostê des lieux jaux commodités et plaisits desquels le labeur de ma jeunesse s'estoit employé ; tu m'avois sevré1 du laict et des mamelles de ma chère patrie; tu m'avois fait quitter mes parents et connoissances privées pour te suivre et porter ma croix après toi, quand tu as descoché* sur moi de tes punitions la plus destruisaftte et irréparable à jamais. Tu ne m'as point blessé aux extrémités et membres qui retranchés laissent le reste traisner quelque misérable vie ; mais tu m'as scié par la moitié de moi-mesme; tu as fendu mon cœur en deux, -et dissipé mes entrailles, en arrachant de mon sein ma fidèle, très-aimée et très-chère moitié, laquelle, comme génie de mon âme, me tenoit fidèle compaignie â tes louanges, m'exhortoit au bien, me retiroit du mal, arrestoit mes violeneef, consoloit mes afflictions, tenoit la bride & mes pensées desreglées, et donnoit l'esperon aux désira de réemployer à la cause de la vérité. Nous allions unis à ta maison1, et de la nostre faisions un temple à ton honneur*. Depuis, je marche examiné comme un fantasme, ou nu spectre parmi les vivans; "le vais mangeant la cendre comme pain; je trempe mon noire de pleurs amers comme les eaux de Mara7; mes jours m'eschappent, et je demeure comme* l'herbe fauchée. Oui, mes jours sont défaillons comme fumée, et mes os sont asséchez comme un foyer. Ce cœur frappé à mort, devenu sec comme foin, a oublié son appétit, et ma bouche à manger son pain; à mes os ma chair est collée; à force de gémissements, je suis devenu semblable au cormoran 8 du désert, ou à la chouette ° qui se tient es lieux sauvages. Je n'ai plus de

mariage, de perdre la compagne de sa (entaille) de l'arbalète.

fie, Suzanne de Lezai , et il demeura 5 ^ tenrole

tomme écrasé sons ce coup. Cette ' '

plainte éloquente est la paraphrase du 6> An milieu de la cour dépravée

psaume 88. Jamais petit-être âme bu- des Valois, les calvinistes rendirent au

maine n'a vibré d'un son si puissant mariage sa sainteté.

wos la main de la douleur. 7 Ce sont des formes bibliques.

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