A canse de. vais* part
pousse l'appétit du perdreau à son premier devoir* Il en est de mesme, Théotime «, de nostre cœur ; car, quoiqu'il soit couvé, nourri et élevé emmi1 les choses corporelles, basses et transitoires, et par manière de dire, sous les ailes de la nature -/néanmoins, au premier regard qu'il jette en Dieu, à la première connoissance qu'il en reçoit, la première inclination d'aimer Dieu, qui estoit comme assoupie et imperceptible, se réveille en un instant, et à Timpourvu 3 paroist comme une étincelle qui sort d'entre les cendres, laquelle, touchant nostre volonté, lui donne un 'élan de l'amour suprême, dû au souverain et premier principe de toutes choses. {Ibid., liv. I, chap. xvi.)
Les aigles ont un grand cœur et beaucoup de force à voler; elles* ont néanmoins incomparablement plus de vue que de vol, et estendent* beaucoup plus vite et plus loin leurs regards que leurs ailes. Ainsi nos esprits, animés d'une inclination naturelle envers la Divinité, ont bien plus de clarté en l'entendement, pour voir combien elle est aimable, que de force en la volonté pour l'aimer; car le péché a beaucoup plus débilité la volonté humaine qu'il n'a offusqué 'l'entendement ; mais c'est pourtant contre la volonté qu'il excite principalement sa sédition et révolte; si que* la pauvre volonté déjà tout infirme, estant agitée de continuels assauts, ne peut faire un si grand progrès en l'amour divin, comme 7 la raison et inclination naturelle lui suggèrent ce qu'elle devroit faire». (Ibid., liv. I, chap. xvn.)
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Je vous dirai ce mot, mais retenez-le bien : nous nous amusons quelquefois tant à estre bons anges que nous en laissons 10 d'estre bons hommes et bonnes femmes. Nostre