‹ Les grands écrivains du seizième siècleChapitre 281 sur 559 · Défendus. ^° demy an, qoe la bri<<e me lascbe · texte numérisé non relu

Défendus. ^° demy an, qoe la bri<<e me lascbe

tt .., . , Oo de six moys, si demy an lui fascbe;

«. nécromancie («e**»*! mort, n«v- Non poar êifn tWtor mB9 cbasteauix»

«ta, prédiction). Mais bien pour veoir mes petits marotteauti.

t'ENFER

Écoutes-moi : ce que tu ne vis oncques,

Te ferai voir. Or, saches, ami, doncques,

Que, dans ce parc *, où ton regard épans,

Une manière il y a de serpens,

Qui, de petits viennent grands et félons*,

Non point volans, mais traisnans, et bien longs*

Ge ne sont pas vipereaux furieux,

Ni basilics1 tuant les gens des yeux :

Ge ne sont pas mortifères aspics4,

Mais ce sont bien serpents qui valent pis.

Tel est enfin le serpent plein d'excès,

Qui, dans le monde, est appelé procès.

Tel est son nom, qui est de mort une ombre ;

Regarde un peu : en voilà un grand nombre;

De gros, de grands, de moyens et de gresles*.

Plus malfaisant que tempestes, ni gresles.

Celui qui tire ainsi hors sa languette,

Détruira brief* quelqu'un, s'il ne s'en guette :

Celui qui sifle, et a les dents si drues,

Mordra quelqu'un, qui en courra les rues ;

Et ce froid-là, qui lentement se traisne,

Par son venin a bien sçu mettre haine

Entre la mère et les mauvais enfans ;

Car serpens froids sont les plus échaufans.

Vois : celui-là, plus antique qu'un roc,

Pour reposer, s'est pendu à un croc ;

Mais ce petit, plus mordant qu'une louve,

Dix grands serpents dessous sa pance couve :

Dessous sa pance, il en couve dix grands,

Qui quelque jour seront plus dénigrans7

Et plus cruels que cil qui les couva :

Et pour un seul qui meurt, ou qui s'en va,

1. Au Châtelet, qu'il compare à sard on serpent foscimtw. renfer.il avait A se venger de ses 4 Atpie{dn htill ^j.

t. Filon, cruel, perfide (pent-ôtre de 5* *• #****■ ***. l'aDglo-.saxon fell, méchant). «• En tin instant; {une «fflfty.

S. BttiU (e««awMc, petit roi), lé* 7. De denigrare, noircir.

fin viennent sept : issues1 sont ces béates

Du grand serpent Hydra2, qui eut sept testes,

Contre lequel Hercule combattoit,

Et quand de lui une teste abattoit,

Pour une morte en revenoient sept vives ;

Ainsi est-il de ces bestes noisives8.

UN JUCtS BVlNATStUCTIftlt

Rbadamantus*, juge assis à son aise, Plus enflammé qu'une ardante fournaise, Les yeulx ouverts, les oreilles bien grandes, Fier en parler, cauteleux* en demandes, Rébarbatif, quand son cueur il desebarge, Est digne d'estre aux enfers en sa charge.

Là, devant luy, vient mainte âme dampnée*, Et quand il dit : a Telle7 me soit menée ! » A ce seul mot, ung gros marteau carré Frappe tel coup contre un portai barré* Qu'il faict crousler les tours du lieu* infâme.

Lors, à ce bruit, là bas n'y a paouvre10 âme Qui ne frémisse et de frayeur ne tremble, Ainsi qu'au vent feuille de chesne, ou tremble1*. Car la plus seure13 a bien craincte et grand peur

1. Prononces trois syllabes. Issu, Avaries leur cet ft dextre;

participe de l'ancien verbe inir {exire, ;«*«» •«* •*•■**• herminét,

*V. *^ Chapeau de paresse «a la teste ;

Mrt,r)' Leur* maisoas sont d'ire paries,

î. L'hydre (««ta, serpent d'eau), de Dorgueil et de gueii reu.iées.

lArae D« luare font loir dJ geste !

„ . . , Lojaulté, droiclure est faillie,

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