Tourna (vertit). 12. Nul bienfait n'est perdu
Vcylà le compte * en termes rimasses; 11 est bien long, mais il est vieil assez, Tesmoing Esope, et plus d'ung million *•
Or vien me veoir, pour faire le Lyon, Et je mettray peine, sens et cstude D'eatre le Rat, exempt d'ingratitude ; J'entends, si Dieu te donne autant d'affaire Qu'au grant Lyon, ee qu'il ne vueille faire a.
ucfvai ■* ««Ara
II* ÉCWT A» mOI VOUS SA PEUyjUVOB
Roy des François, plein de toutes bontez, Quinze jours * a, je les ay bien comptez, Et dez demain seront justement seize, Que je fuz faict confrère au diocèse De Sainct Marry en l'église Sainct Pris •• Si • vous diray comment je fuz surpris, Et me desplaist qu'il faut que je le dye.
Trois grans pendars v vindrent à l'estourdie En ce palais me dire en desarroy * :
— Nous vous faisons prisonnier par le Roy. Incontinent * qui fut bien estonné Y
I. Conte. Otez la moralité, si bien «primée, i. D'antres conteurs. V^ commence la fable, le reste est on 3. La fable de la Fontaine, le Lion et **}* •»•* •* .M°- Point de table«k Rat, est inférieure à celle de MarcL P«nt Î*8 dation j nous voyons I „ , . ^ . . . „ . peine le rat et le lion. Dans liirot, an U faut, aatant qu'en peut, •«^J*»? contraire, tout fait i mage. Dan» la Fonda a soient besoin d'au plus petit que sol! ****** un« foi» le lion P™> » »* "- 0« cette vérité deux fables feront fol, conrt, et la scène finit en deux vers.
Taat ta chose en preuves abonde. Combien liarot est pins intéressant!
Entre les pattes d'an lion comme il sait mieux exprimer 1a re-
Un rat sortit de terre asseï i l'étourdie. connaissance dn rat!
Le roi des auimaos, en cette occasion, . ., ■
Montra ce qu'il était, et loi donna la vie. •• ll I ■•••
Ce bienfait ne fat pas perde. g, H jolie „„ iit motg. marH Vou.
ûoelqn'j.anr.U-11 jamai.au hnt dire fr// % aU i(m a
Qu'on Hou d'un rat eût affaire» c -. t xtAmmu *i*a„imt nmim » „„ Aa„»;
Cependant il advint qu'an sortir des forêts Sawt-Merry, et Saint Prié k sa capti-
Ce Hou fat pris dam des rela, ***"•
Dont ses rugissements ne le purent défaire. g. Je VOUS dirai doue...
S\w rat accourut^ et fit tant par «es dents .
Qa'nae maille rangée emporta tout l'ouvrage. ?• V*1 est digne de pendaison*
Patiente et longueur de temps 8> Arroi signait ordre, mesure*
Fsot plus que tore* ni que rage.' ° '
(Liv. il, f. xi.; 9. In continenliy sur l'heure.
Ce fut Marot, plus que s'il eust tonné. Puis m'ont monstre ung parchemin1 e script, Où il n'avoit seul mot de Jesu Christ ; Il ne parloit tout que de playdoirie De conseilliers et d'emprisonnerie.
— Vous souvient-il, ce me dirent ils lors, Que vous estiez l'aultre jour là dehors Qu'on recourut3 ung certain prisonnier Entre vos mains. Et moy de le nyer ; Car, soyez seur, si j'eusse dict ouy, Que le plus sourd d'entre eulx m'eust bien ouy; Et d'aultre part j'eusse publicquement Esté menteur ; car pourquoy et comment Eusse je peu un auitre recourir, Quand je n'ay sceu moymesmes secourir?
Pour faire court, je ne sceus tant prescher Que ces paillards me voulsissent* lascher. Sur mes deux bras ilz ont la main posée Et m'ont mené ainsi qu'une espousée, Non pas ainsi, mais plus roide * ung petit. Et toutesfois j'ay plus grand appétit * De pardonner à leur folle fureur Qu'a celle là de mon beau procureur; Que maie • mort les deux jambes luy casse Il a bien prins de moy7 une bécasse, Une perdrix et ung levrault aussi , Et toutefoys je suis encore icy.
Encor je croy, si je envoioy § plus , Qu'il le prendroit ; car ilz ont tant de glus • Dedans leurs mains, ces faiseurs de pipée '*, Que toute chose, où touchent, est grippée11!
Mais pour venir au point de ma sortie, Tant doulcement j'ay chanté ma partie
!. De pergamena, parchemin (dans 6. Que méchante [mala).
•aint Jérôme). 7# n m>ë bien prîs . (il s'agit dû gi-