‹ Les grands écrivains du seizième siècleChapitre 289 sur 559 · Corde (pour pendre · texte numérisé non relu

Corde (pour pendre

Au demeurant le meilleur fils du monde. • • • ••••••••••••

Ce vénérable hillot1 fut adverti

De quelque argent que m'aviez desparti

Et que ma bource avoit grosse apostumc '•

Si se leva plustost que de ooustume ,

Et me va prendre en tapinois* ioelle ;

Puis la vous mit tresbien sous son esselle *,

Argent et tout, (cela se doit entendre),

Et ne croy point que ce fust pour la rendre ;

Car oncques puis n'en ay ouy parler.

Bref, le villain ne s'en voulut aller Pour si petit *, mais encor il me happe • Saye7et bonnet, chausses, pourpoint* et cappe ; De mes habits, en effect, il pilla Tous les plus beaux, et puis s'en habilla Si justement • qu'à le veoir ainsi estre, Vous l'eussiez prins, en plain jour, pour son maistre.

Finablement, de ma chambre il s'en va Droit à 1'estable *° où deux chevaux trouva; Laisse le pire, et sur le meilleur monte, Pique, et s'en va. Pour abréger le compte, Soyez certain qu'au partir dudit lieu N'oublia rien, fors lft à me dire : à Dieu.

Ainsi s'en va, chatouilleux de la gorge12, Le dict vallet, monté comme un sainct George *', Et vous laissa monsieur dormir son saoul1* Qui au resveil n'eut sceu finer d'ung soûl 18. Ce monsieur là, Syre, c'estoit moymesme,

i. Yalet, esclave {à'iloU, esclave des 8. De pourpoindret piquer, broder.

Lacédémoniens). g fls M alh|ent rf b|en

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