‹ Les grands écrivains du seizième siècleChapitre 291 sur 559 · Tous les trois jours · texte numérisé non relu

Tous les trois jours

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Je suis tailla « de mourir en yver,

Et en danger, si en yver je meurs,

De ne veoir pas les premiers raisins meurs1. x

Voilà comment, depuis neuf mois en ça, Je suis traicté. Or, ce que me laissa Mon larronneau, long temps a 8, l'ai vendu, Et en sirops et julez despendu 4.

Ce néant moins ', ce que je vous en mande N'est pour vous faire ou requeste, ou demande. Je ne veux point tant de gens ressembler • Qui n'ont soucy autre que d'assembler7.

Tant qu'ils vivront, ils demanderont, eulx; Mais je commence à devenir honteux, »

Et ne veux plus à vos dons m'arrester 8.

Je ne dy pas, si voulez rien • prester, Que ne le prenne : il n'est point de presteur, S'il veult prester, qui ne lasse un debteur x0. Et sçavez vous, Syre, comment je paye?

(Nul ne le sçayt, si premier M ne l'essaye); Vous me debvrez, si je puis, de " retour, Et vous feray encores un bon tour :

A celle fin qu'il n'y ayt faute nulle ", Je vous feray une belle cédulle " A vous payer — sans usure , il s'entend — Quand on verra tout le monde content ". Ou si voulez, à payer ce sera " Quant vostre los n et renom cessera.

t. Je suis taillé pour... 12. Du retour, c. à d. 'je tous paye-

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