Ce que j'ai pu ll.JftchaptprMfllIfttU
Et luy offrant tout ce que Dieu a' mis
En mon pouvoir pour ayder mes amis,
Dont il est l'un, tant pour l'amour du style
Et du sçavoir de sa muse gentille,
Que pour autant * qu'en sa plume, en santé
A ta louenge il a tous jours chanté.
M'ayant ou y, un bien peu séjourna * :
Puis l'œil terny^ triste, vers moy tourna,
Sa seiche * main dedans la mienne a mise,
Et d'une voix fort débile et soubmise
M'a répondu : « Cher amy esprouvé,
Le plus grand mal qu'en mes maulx j'ay trouvé,
C'est un désir, qui sans fin m'importune,
D'escrire au roy la fascheuse fortune
Qui en ce poinct malade m'a rendu ;
Mais je ne puis': car il m'est défendu
Du médecin4, qui à ma plume ordonne
Un long repos, qui * long travail me donne.
— Amy très-cher, ce lui réponds-je alors, De quoy te plains ? jette • ce soing dehors ; Car sans ta peine adviendra ton désir, Si oncques muse à l'autre feit plaisir T. Certes la tienne est du roy escoutée : Mais de luy n'est la nostre reboutée *• Courage donc, Marot s'enhardira D'escrire au roy, et ton cas lui dira. Que pleust à Dieu quB ton mal si pervers Se peust guérir par rimes et par vers, Ou qu'en moy fust tout ce qui est duisant A divertir cela qui t'est nuisant I
Ces mots finis, plus de cent et cent foys Me mercia |e. Lors de là je m'en voys 11
1. Four cette raison que &a plume est pénible c.j.ume un long travail,
lien portante a toujours chanté tes «. Laisse là ce souci,
louanges. 7. si jlmaig mw ^ pWgir| eB
S. Il fit attendre un peu sa réponse aider une antre,
(comme une personne dolente, i çni g Rebutée.
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