‹ Les grands écrivains du seizième siècleChapitre 295 sur 559 · Pirithofts, ami de Thésée, avait 10. Descendre sur terre · texte numérisé non relu

Pirithofts, ami de Thésée, avait 10. Descendre sur terre

Une sans plus : veuille donner santé A celle-là par qui suis tourmenté.

Ta sainte voix en l'Évangile crie, Que tout vivant pour ses ennemis prie : Guéris donc celle, ô médecin parfait!

Qui m'est contraire, et malade me fait.

Hélas! Seigneur, il semble, tant est belle, Que pris plaisir à la composer telle ' ; Ne souffre pas advenir cet outrage. Que maladie efface ton ouvrage9.

Ayez bon cœur, et contenez vos larmes, Que vous avez pour le9 Adieux* rendues ; Las! mieux vaudroit les avoir espandues Dessus les pieds du Christ, les essuyans De vos cheveux, et vos péchés fuyans, Par repentance, avecque Madeleine.

Qu'attendez-vous? — Quand on est hors d'haleinft, La force faut §. Quand vous serez hors d'âge Et que vos nerfs sembleront un cordage c, Plus de vos yeux larmoyer ne pourrez ; Car sans un pleur sèches vous demourrez. Et quand vos yeux pourroient pleurer encores,

1. Voilà les hymnes qui réunissent » «être en haot de mon désiré heur,

le mieux à Marot. Quand il yise plus XI me remet « mon Preinier ■**■»■

haut, ses ailes retombent 3. Ce fragment est tiré d'une pièce

î. Cette maladie me rappelle des adressée à certaines grandes dames,

vers composas par une contemporaine Qai en Toalaient cruellement I Marot

de Marot, Louise Labé, née à Lyon û"*m pièce anonyme qu'un lai attri-

(152ô-i566), qui chantait ainsi ses bnùi, et qui avait fait scandale. Ella

tourments: ***** intitulée Adieux aux Dames de

Je Us. Je meurs, je me brusle et m. noye; f **•* ■«» P0*lic /" si ™^ V*

JW ebaut «tienne en endurant froidure ; le po«e dut quitter labour, et bientôt

La vie m'est et trop molle et trop dore; la capitale, mais non sans protester

l'ai g-rans ennuis entremesiez de joye. contre une émeute féminine, et laneer

Toat 1 un coup je ris et me larmoyé, ce dernier trait.

Et «v plaisir maint grief to armant j'esdore ; i1|Bfl(|1I wmmmm „-« «-u #.»

Mon bien s'en va, et à jamais il duraj *• Allusion a* poidie qui aTsft ftlt

Tout en an coup je seiche et je verdoyé. pleurer de ©olèxe Ses tietlBMS.

Ainsi amour inconttamment me meiae ; 5. Manque (faillit, flllit).

Et qnaod je pense avoir pins de douleur, ,. ......

8aa» t peuer* Je au trouva hors de peine. *• Par Sttlte de la Titillais* et de

Puis, quand je croy majora estrecertalnei Ses fldôS. 1 <

Où prendrez-vous les cheveux qu'avez ores S Pour essuyer les pieds du roi des deux *.

BBftt CŒtn» fcW VIT

De deux cœurs ung I Noz constellations >, Aussi Taccord de nos conditions Le veult et dit. Ghascun de nous ensemble En mainte chose, en effet, se ressemble : Tous deux aymons gens pleins d'honnesteté, Tous deux aymons honneur et netteté \ Tous deux aymons a d'aulcun ne mesdire, Tous deux aymons ung meilleur propos dire*; Tous deux aymons a nous trouver en lieux Où ne sont paint gens mélanoolieux ; Tous deux aymons la musique chanter, Tous deux aymons les livres fréquenter.

Plustot sera montaigne sans vallée ° Plustot la mer on voirra dessalée, Et plustot Seine encontre mont ira T Que de ton cœur le mien se partira •.

Qui eust pensé que Ton peuet concepvoir Tant de plaisir pour lettres recepvoir?

Qui eust cuidé9 le désir d'un cœur franc Estre caché dessoubz ung papier blanc?

Et comment peult ung œil au cœur eslire

1. A cette heure [ad horam). L'image D'hsmbte parler, tt de flaires «rangea,

est éloquente et hardie. Et <*• m» P*r' ne semblent ?os fréons,

. *■ -A j-a j .* A * Sucre en doulceur, et en froideur flacons.

1 II avait dit dans une pièce très- sl lro„ipé ,ub, jedy, qM la C0lll/Of rcc nfc

vive contre les dames de Pans : En ?ei Jardins soubs doulces fleurs se caetme

Ont •! m f lame endroict tous (cmtrt tout) 3. Horace a dit » Utrmque nostrum. .

„ t [so courrons*, consentit a strum. Il n'y tara blanche, noire, ny rousse.

Qtd bien ne sente aognenler son angoisse, *• Avoir la MMtcUttCê natte, est en.

Et qni an doigt et à l'œil ne cogooiste core locution d'usage.

Combien inieulx pieqae ung poëte desroy 5# j)jre fo bien des sens.

Que les rlmenrs qui ont falel le desroy (le , ,

[trouble). S- Ce sont là d*>s formes très^-oroi-

Xon qne ee soit de picqoer ma coo;ia<oe, n aires dans le* églognes de Virgile,

*«s* û nTest M s H vert qui n« .'«ihime. 7 Bemontera vers sa source.

Atsi-toqs done les eotvrs moins damoyseaulx a a a

Qi'sjples, ne lonne, et tels gentils eyseanlx 7 8> ae &*parera.

Je erey qne non. Par tant ares louanges 9. Pensé (cogitare).

Tant dû cuaiort pour une lettre lire1?

Bienheureuse est la main qui la ploya, Et qui vers moy, de grâce, l'envoya !

Bien heureux est qui apporter la sceut, Et plus heureux celuy qui la receut!

Tant plus avant ceste lettre lisoye 9 fin aise grand, tant plus me deduysoye9; Car mes ennuis sur le champ me laissèrent, Et mes plaisirs d'augmenter ne cessèrent, Tant que j'euz leu * ung mot qui ordonnoit Que ceste lettre ardre * me convenoit.

Âulcunes fois au feu je la boutois •

Pour la brusler, puis soubdain l'en ostois

Puis l'y. remis, et puis l'en recullay 7.

Mais à la fin, à regret, la bruslay.

Car j'ayme mieulx dueil en obéissant,

Que tout plaisir en désobéissant.

Voylà comment pouldre et cendre devint

L'ayse plus grand * qu'à mon cœur onc advint

' a vnu mtotm «ui avait »é«imrf mi tomi

Àïns que* me veoir, en lisant mes escritz,

Elle m'ayma, puis voulut veoir ma face :

Si i0, m' ha veu noir et par la barbe gris ;

Mais pour cela ne suis moins lft en sa grâce.

0 gentil ftt cueur, nymphe de bonne race,

Raison avez ; car ce corps ja 1S grison,

Ce n'est pas moy, ce n'est que ma prison ;

Et aux " escritz dont lecture vous feistes,

Vostre bel œil, à parler par raison,

Me veit trop mieulx IS qu'à l'heure que me veistes.

1 . Que le cœur pût être si heureni, 8. Cette lettre çni me fit le plu

parce que l'œil lit une lettre. grand plaisir.

î. Plus j'avançais dans la Icctnre. »• Ante ?««»» *▼«»* que de.

3. Pins Tive était ma joie. Déduire 10- A,ors e,,e m'â ™ S**»- [de, ducere, divertir). 1 1. Je ne sais pis moins en sa grlcfc

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