‹ Les grands écrivains du seizième siècleChapitre 297 sur 559 · La condition · texte numérisé non relu

La condition

7. On aime cette fierté de l'esprit en face de l'argent et de son insolence.

Compares ces strophes si Aères par lesquelles Éconchard Lebrun (1120 - 1801) se promettait aussi l'immortalité :

Comme l'encan* qal s'évapora

Et des dieux parfume l'autel,

I* feu sacré qui nie dévore

Brûle ce que j'ai de mortel.

Mon âme jamais ne sommeille :

Bile est eette flamme qui Teille

An sanctuaire de Vesta;

Et mon génie est comme Alcide,

Qui se livre an bûcher avide

Ponr renaître au sommet d'Œla.

Non, non : je ne dois point descend; e Au m ir empire de la mort :

Amis 1 épargnes i ma cendre Des pieu i s indignes de mon sort.

Laisses no deuil pusillanime; Crojez-on le dieu qui m'anime :

Je ne mourrai point tout entier.

Eh ! ne voves*vons pas la gloire Qui, jusqu'au temple de mémoire.

Me fraie un lumineux sentier?

J'échappe i ce globe de fange :

Quel triomphe plus solennel !

C'est la mort même qui me venge; Je commence un jour éternel.

Comme un cèdre aux vastes ombrages.

Mon nom croissant avec les âges Règne sur la postérité.

Siècles 1 vous êtes ma conquête; Et la pa!m« qui ceiut ma tête Rayonne d'immortalité.

8. Née en 1477, femme de Charles comte d'Angoulême, dont elle eu* Marguerite de Valois et François Ie*.

Morte en 1531.

Page 1