‹ Les grands écrivains du seizième siècleChapitre 320 sur 559 · Joli. mot. Montaigne dit : « Je dain «* *• l'ironie · texte numérisé non relu

Joli. mot. Montaigne dit : « Je dain «* *• l'ironie

dois a mon défaut de mémoire qne les 10. Avoir le verbe haut*

MORALITÉS ET SOTIBS 35f

Régenter à 1 nostre appétit

Par quelques moyens bons ou faulx*;

Nous aurons du temps un petit \

LE SECOND

Les vieulx ont régné, il souffît * ; Chascun doit régner1 à son tour; Ghascun pense de son profflt •; Car après la nuyt vient le jour.

LE PREMIER

Faisons oyseaulx voler sans ailes , Faisons gens d'armes sans chevaulx.

Que partout il en soit nouvelles !

Ainsi serons nous gens nouveaulx ?.

tB TIBBS

Faisons advocatz aumosniers •, Et qu'iïz ne prennent nulz deniers ; Et, sur la peine d'estre faulx •, Ainsi serons nous gens nouveaulx.

LE SECOND

Faisons que tous couars 10 gens d'armes Se tiennent les premiers aux armes , Quant on va crier aux assaulx; Ainsi serons nous gens nouveaulx.

LE PREMIER

Faisons qu'il n'y ait nuls gergeaps Par la ville11 ne par les champs, S'ilz ne sont justes et loyaulx ; Ainsi serons nous gens nouveaulx.

t. Selon notre appétit. 9. Et, sous peine d'être réputés

I» Peur eu nui, U fln i»»lttfie les menteurs, nous serons... m°Jen8* 10. Encore un miracle. Cô*sr4 veut

3. Non» entons notre j&ur ou notre dire lâche (de Qëuda) ; ie disait des AflW. animaux qui fuient la queue basse,

4. Il suffit. l{ Sergent8 a îci le Sêng de feem *. Oui, mais avec et par la loi, ^ servi enlem. saïvitenr). n ne s'agit 0. Chacun pour soi. pas des sergent* 4ô ville, ni toigmrtes f. Ils vont mettre le caor à droite, champêtres, traités depuis en ennemis 8. Faisant l'aumône, donnant au personnels par les gens nouveau qui

lien de prendre, veulent faire une révolution.

LE TIERS

Faisons que tous ces chicaneurs , Ces prometteurs, ces procureurs Ne seignent plus memoriaulx * ; Ainsi serons nous gens nouveaulx2.

LE SECOND

Faisons que tous les médecins Perviennent tousjours en leurs fins, Et qu'ilz guérissent de tous maulx 8; Ainsi serons nous gens nouveaulx.

LE PREMIER

Cheminons par mons et par vaulx , Et pourchassons 4 nostre aventure.

C'est droict1, c'est le cours de nature; Nostre cours dure maintenant ; Les anciens ont faict devant *, Leurs jours, il faut les nostres faire, Gens nouveaulx ne se doivent taire.

Car nous avons des anciens Par succession tous les biens T, Quelque part qu'ilz soient vertiz *•

LE SECOND

Pourquoy ne sont ila bien partis '?

Hz en avoient tant, mère Dieu *° !

LE TIERS

Hz sont cachez en trop de lieux, Voyre ll qju'on ne sçait où ilz sont.

LE PREMIER

• Massons ** qui vieilles maisons font

1. Ne signent pins d'actes, de mè- leur jour (les ci-devant). Le flot poussa moires. le flot ; gare an déluge !

2. Nous supprimons bien d'antres 7. Ce sont des héritiers présomptifs promesses. on présomptueux.

3. Eux-mêmes, ils sont de ces mé- 8. Tournés, on plutôt détourné*. decins qni ont inventé des remèdes •. Bien réparti* {portiri , distrisouverains pour tons les maux dit bner).

corps social. 10. c'est la mente des affamés , la

*. Poursuivons nos aventures. (Se- curée. (Yoir Barbier.)

raient-ils donc des aventuriers?) 11# Bn tont dft lhmx (^^^j

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