‹ Les grands écrivains du seizième siècleChapitre 337 sur 559 · FRANCIS HABERT · texte numérisé non relu

FRANCIS HABERT

Né en 1520.

Né à Issoudun, élève à l'Université de Paris, Francis Habert étudia le droit à Toulouse. Clero de procureur, secrétaire de plusieurs prélats, attaché an service du duo de Nevers, puis présenté à François Ier qui l'accueil lit avec faveur, il reçut d'Henri II le titre de poëtê royal, et traduisit pour lui les Métamorphoses d'Ovide. On ignore la date de sa mort, mais il vivait encore en 1561.

On a de lui la Jeunesse du banni de Lyesse, des rondeaux, des ballades, le livre des Visions fantastiques, des Hèroïdes et les Oracles de Zoroastre. Son nom mériterait l'oubli, s'il n'avait laissé des fables dont la Fontaine s'est parfois inspiré. Elle ne manquent ni de grâce, ni de naïveté. Sa réputation, du reste toute viagère, fit échec aux poètes-de la Pléiade.

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FÀBLB

Le renard, par bois errant,

Va quérant }9 Pour sa dent, tendre posture, Et si loin en la fin va,

Qu'il trouva Le coq par mesadventure *.

Le coq, de grand* peur qu'il a,

S'envola * Sur une ente * haute et belle, Disant que raaistre renard

N'a pas l'art B De monter dessus icelle.

Le renard, qui l'entendit, Lui a dit,

î. Cherchant pâture. 4. Ente (dn grec tpwnw, ou dn latin

.2. Il eût préféré une poule, le mérovingien impôtus) voulait dire g lormet. 9re/[e9 arbre à fruit, plante.

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