‹ Les grands écrivains du seizième siècleChapitre 342 sur 559 · Qudqne*-un* (aliquot). JT !T ''œU a an 8| bf u,t *"iT i · texte numérisé non relu

Qudqne*-un* (aliquot). JT !T ''œU a an 8| bf u,t *"iT i

. u Et qui d'amour se sentira saisir

6. j4»*C pins de biens sont encore Cognoistra bien que je voulus choisir mécontents. Vie pour moy, et uon ponr mes ewerits.

1. Auxquels tendent tons les efforts. i# n iipUe une épigrammt connuo

•• Et qui m sont dispensés ni 4... de Glandien.

Et n'a de vue éloigné sa maison , En jeunes ans et en vieille saison - ; Qui, d'un bâton et d'un bras secouru, Va par les champs où jeune il a couru, Les siècles longs pas à pas racontant , Du toit champêtre où il est habitant * !

Nul accident d'inconstante fortune Ne lui montra sa fureur importune, Ni n'a été par peines et dangers Sa soif éteindre aux fleuves étrangers3.

Il n'a senti, sifivant le fait des armes,

La froide peur des assaulx et alarmes,

Ni marchandant a expérimenté

D'être en la mer des ondes tourmenté4,

Et de procès n'ouït oncques le bruit

Qui empeschat de son aise le fruit5;

Mais tout rural et inexercité*,

A peine a vu la prochaine cité,

Se contentant loin de mur et de tour,

De voir à plein le beau ciel tout autour 7.

S'il faut nombrert quelque temps, le bon homme Ne compte point par les consuls de Rome, Mais seulement connoit les ans passés, Aux fruits qu'il a d'an a autre amassés. Quand son jardin verd et fleuri devient , 11 connpit bien que le printemps revient, Et aux fruits mûrs l'automne il certifie • :

1. Félix qui patrlis evnm transegit la agrii, • 11 dort au brait de ttMtt qui «mm parmi

Iptt demi» poerum qoem ridet , ipas [U*pr4*.

[senem. , U]um 0O1 w)d traftU terlant tmmÊ ^

t. Qoi baeolo nHras la qvft repUrlt areat , Use bibit tgnotss w»m» kupt «sisi.

Unlaa namerat «scola long» cas» ! 4. Roo fréta marcater tinutt, nos tlaMct

A couru, au lieu de repiavit, est un , ;, !■*•;

faux sens dans l'esprit de la pièce; 8> Non *-* lif »««1U m* *rt.

car il n'est pas agréable à un vieillard 6- Habitant des champ* , simple et

de se souvenir qn'il- a couru là où sans expérience,

maintenant il marche à peine ; mais il 7- Indocilla rerum, vicia» aeaoUi nreii,

peut aimer à se dire qu'il s'est traîné» Àspeetu froitur liberlara poli,

tout petit enfant, là où il se traîne 8. Calculer le nombre des jours,

encore. 9. n traduit de façon assez diffuse

Ronsard a traité le même motif dans ces deux vers :

suit son texte de plu près, et il 7 tnm.

•joute un joli vers % Aaïaaaaa eemis, ter slH fl«n toUU '

MELLIN DE SAiNT-GELAIS 375

Voilà son art et sa philosophie.

Il voit lever et coucher le soleil Au môme lieu de son somme et réveil ; Et est le dos du rustique séjour Son zodiaque où mesure le jour*.

Tel chêne est lors au champ grand et superbe Qu'il lui souvient avoir vu estre en herbe, Et les forests a vu plantes menues, Qui, quant et lui 2, sont vieilles devenues*. Non plus connoît sa voisine Véronne Qu'il fait Memphis que le Nil environne : Et tant lui est le prochain lac de Garde Que la mer Rouge ; et d'y aller n'a garde *.

Ce néanmoins le temps et ses efforts N'ont affoibli ses membres sains et forts, Et ses neveux voyent en l'âge tiers 6 De leur ayeul les bras durs et entiers •.

Un autre donc aille voir Hibérie, Ou plus s'il veut, car je tiens et parie Que ce vieillard, qui ne veut qu'on le voie, Plus de vie a qu'un autre et plus de joie7.

1. Idemcondlt ager soles, Idemque redoclt, motif, et qui ne sont plus une tradn»

Metiturque sao rustieusorbe diem. Uon# i/anteur en est Etienne Tabou*

8. Quant et lui (autant que lui) , rot, célèbre avocat an Parlement de

enanhm etille: Bourgogne, né en 1547, à Dijon, et

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