Êpi% de spicus (forme barbare di «/foi, épi
Et comme en Ta saison le rustique f moissonne Les ondoyans cheveux du sillon s blondissant, Les met d'ordre * en javelle, et du blé jaunissant, Sur le champ despouillé, mille gerbes * façonne ;
Ainsi, de peu à peu, creut l'Empire Romain, Tant qu'il fut despouillé par la Barbare main Qui ne laissa de luy que ces marques antiques
Que chacun va pillant rcomme on voit le gleneur5, Cheminant pas à pas, recueillir les reliques De ce qui va tombant après le moissonneur.
Gomme on passe en esté ' le torrent, sans danger 7, Qui souloit 8 en hy ver • estre roy de la plaine, Et ravir par les champs, d'une fuite hautaine, L'espoir du laboureur et l'espoir du berger ;
Comme on voit les couards 10 animaux outrager Le courageux lyon gisant dessus l'arène, Ensanglanter leurs dents,, et, d'une audace vaine, Provoquer l'ennemy qui ne se peut venger;
Et comme devant Troye on vit des Grecs encor Braver u les moins vaitlans autour du corps d'Hector ; Ainsi ceux qui jadis souloyent, à teste basse,
Du triomphe Romain la gloire accompagner l2, Sur ces poudreux tombeaux exercent leur audace, Et osent les vaincus les vainqueurs dédaigner "•