DON
Nous binâmes tomber notre anere dam la
Où l'antique Sldon,près d'an cap qui s'évase.
Rassemblait autrefois, sons «os quais de
[granit,
Ses voilas comme autant d'aiglons rentrés au
[nid.
Le temps n'a rian laissé de sa raine lm-
[u.ense
Qu'en mêle renversé qui dort an fond d'une
[anse.
Do sable dont la In ne éelaircit la blancheur.
Et l'écorne lavant la barque d'un pécheur.
Que ton éternité nous frappe et nous accable,
Dleo des temps 1 quand on cherche un peu»
[pie dans du sable ,
Et que d*nn vaste empire, où l'on descend la
(nuit.
La rame d'ans barque, hélas ! est tout le
[brait!
Dq Bellay a des accents presque cornéliens quand il paye sou tribut d'admiration à la grandeur de Rome déchue. Témoin cet autre sonnet :
NI la fureur de la flamme enragée, Ni le tranchant du fer victorieux.
Ni le dégât du soldat furieux.
Qui tant de fois, Rome, t'a saccagée;
Ni coup sur coup ta fortune changes, Ni le ronger des siècles envieux, Ni le dépit des hommes et des dieux, Ni contre toi ta puissance rangée;
Ni l'ébranler des vents impétueux, Ni le débord d« ce dieu tortueux, Qui tant de fois t'a couvert de ses onde.
Ont tellement ton orgueil abaissé, Une la grandeur du rien qu'ils t'oetlatri Ne fasse encor émerveiller le i
Ces vieux palais, ces vieux arcs que tu vois,
Et ces vieux murs, c'est ce que Rome on nomme.
Voy quel orgueil, quelle ruine, et comme Celle qui mit le monde sous ses loix, Pour dompter tout, se dompta quelquefois, Et devint proye au temps, qui tout consomme.
Rome, de Rome est le seul monument ; Et Rome, Rome a vaincu seulement.
Le Tybre seul, qui vers la mer s'enfuit,
Reste de Rome. Ah! mondaine inconstance! Ce qui fut ferme est par le temps détruit ', Et ce qui fuit au temps fait résistance a.
mvh*0 m ëjl nmaiixs*
Quand je voys ces messieurs *, desquels l'autorité Commande icy, partout, verbe hault, en son rang, D'un front audacieux cheminer flanc à flanc, 11 me semble de voir quelque divinité ;
Mais les voyant pâlir lorsque Sa Sainteté Crache dans un bassin », et d'un visage blano
I. Compares à la lettre que Cba- Que c«tto barque et noos f lissons
teaubriasd adresse à M. de Fontanes. Sn ••«• ■•* •* *•** •'•«*••
(Recueil des claases supérieures.) 3 ArriTÔ à Rome g0U8 Julefi m f
J. Il vent dire que le Tibre survit du Bellay vit Marcel H, qui ne régna
à la ville souveraine. 9«« vingt-et-un jours. Il assista ensuite au débat du pontificat belli-
Le même sentiment anime ces vers, qnenx de Paul IV. Un des caractères
inspirés & Lamartine par la vue de saiiiants de la cour romaine était alors
Naples, d Ischia et de Baia : l'exaltation soudaine de quelques-uns
Vois-tu comme le flot paisible qUit n'étant rien la veille, tombaient
Sur le ringe tient mourir* te lendemain d'une cbute profonde.
Vole-la le volage zéphyr
BJder d'une haleine insensible 4# n le ^ princ|8 romains.
L'onde qu'il aime i parcourir? r r
- ..,* *. '« '. ' \..' '.'.'* *• Tonte une forlone dépendait
ftop"^^ dynesantéchétivejtooteuneanibition
Tout ce qui fut grand dana le monde, «tait suspendue à la tOM d un vieil-
Tu ne retenue plus de gloire ni d'amour. lard.- Dans ce sonnet satirique, l'ob-
Pas nne voix qni me réponde, sfrvateur perce à jour les misères de
Que ie bruit plaintif de cette onde. l'orgueil humain.
On l'écho réveillé dea débris d'alentour ! 0a M rappeae ici CCJ ¥6» d» Casi-
Ainsi tout change, ajnsl tout patte ; rair Delavigne :
Ainsi nous-mêmes nous passons.
Hélas I sans laisser pins 4e trace Qu'on porto envie au pontife romain I
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Hautement* espier s'il n'y a point de sang, Puis d'un petit souris9 feindre une sûreté :
Oh! combien, dis-je alors, la grandeur que je voy Est misérable au prix de la grandeur d'un roy8! Malheureux qui si cher achète tel honneur!
Vrayment le fer meurtrier *, et le rocher aussy Pendent bien sur le chef de ces seigneurs icy, Puisque d'un fil usé dépend tout leur bonheur.
Ce pendant que Magny « suyt son grand Àvacaon Panjas son cardinal, et moy le mien encore, Et que l'espoir flatteur, qui nos beaulx ans dévore , Appaste 7 nos désirs d'un friand hameçon,
Tu courtises les roys, et d'un plus heureux son Chantant l'heur8 de Henry, qui son siècle décore, Tu t'honores toy mesme, et celuy qui honore8 L'honneur que tu luy fais par ta docte chanson,
Las! et nous cependant nous consumons nostre Age Sur le bord incognu d'un estrange 10 rivage
Son corps glacé dans la pourpre frissonne; 6. Olivier de Magny, q*i composa
Son front fléchit sous la triple couronne ; un recueil de TeM inlU lé , s *£
Lot «tintes elefs lassent sa faible main. i,taî% „„ Aae nnmnarrn„ 1* ..y™?'
L'enuui l'assiège, et la gonlte «,*a,sine, '*"* Un des compagnons d'exil de da
Bougeant les nœuda de ses doigts Inégaux, oQUay,
Va se eacber sous la bague dlrine 7. Mot tombé en désuétude /offre I
Dont la vertu guérit de t*os les maux. nos ambitions Vappôt de)