‹ Les grands écrivains du seizième siècleChapitre 364 sur 559 · I. Sans en avoir l'air. 8. La fortune heurôuseVHeûri m · texte numérisé non relu

I. Sans en avoir l'air. 8. La fortune heurôuseVHeûri m

t. Feindre en souriant la sécurité. 9. Voilà des vers ;

3. Du Bellay, qui écrivit ces vers tilîté des conceUi italiens. Jans le voisinage de son parent le IA n,,„ .

cardinal, dont il fut le secrétaire, au- ,, "' ? ?n *vaf e .^«V*. Ailleurs, rait changé de ton s'il avait vécu de Û se Pla,«nait a,nsi ** *• ennuis : OOt jours,, où les rois sont si fragiles, Panjas, veux-tu savoir quels sont mes passeet où le souverain Pontife, dépouillé T [temps? de son pouvoir temporel, sait pour- Jeson*6aa l«*malo, j'ai soin de la détail* faire encore majestueuse figure de Qui se fait chaque jour, et si fcult ICje souverain. j^

4. Meurtrier comptait pour deux A rendr0 saa8 •*!•»* ceDt créditeurs eon* syllabes. Allusion à l'épée de Bamo- Ttents. clés et au rucher de Sisyphe. '• Tai*i J« viens, je cours, je ne perds point

{d'avance/

Où le malheur nous faict ces tristes vers chanter;

Comme on voit quelquefois, quand la mort les appelle, Arrangés flanc à flanc parmy l'herbe nouvelle, Bien loing sur un estang troys cygnes lamenter1.

Marcher d'un grave pas et d'un grave sourcp, Et d'un grave souris à chacun faire leste» Balancer* tous ses mots, répondre de la teste*, Avec un messerno, ou bien un tnessersi:

Entremesler souvent un petit va cosi *, Et d'un, son serviteur ', contrefaire l'honneste ; Et, comme si l'on eust sa part à la conqueste, Discourir sur Florence et sur Naples aussi ;

Seigneuriser? chacun d'un baisement de main. Et, suivant la façon du courtisan romain,

Quand j'ai dépêché Pu, «n antre renom-

[inence ,

Et ne fais pas le qoart de ee que je prétends.

Tel me présente an compte, âne lettre, an

[mémoire,

Tel me dit qne demain est jour de eonsis-

[toire,

Tel me rompt le eervean de cent propos dl-

[ters.

Tel se plaint, tel se denlt (doUi), tel mur-

[mure,iel crie;

Aveeqnes tout eela, dis, Paajas, Je te prie,

Ne t'ébahis- to point comment je fois des rersî

!. Cette image rappelle un beau passage du Génie du christianisme :

t Ce n'est pas toujours en troupe que les cygnes visitent nos demeures; quelquefois, deux beaux étrangers, aussi blancs que 11 neige, arrivent avec les frimas; ils lescend<>nt, an milieu des bruyères, dans un lieu découvert, et dont on ne peut approcher «ans» être aperçu; après quelques heures de repos, ils remontent sur les nuages. Vous courez à l'endroit d'où ils sont partis, et votjs n'y trouvez que quelques plumes, seules marques de leur passage que le vent a déjà dispersées.

Heureux le favori des Muses qui,

comme le cygne, a quitté la terre uns y laisser d'autres débris et d'autres souvenirs que quelques plumes de ses

ailes! »

Compares aussi le Poète mourant de

Lamartine, qui dit ailleurs:

Lé poite est semblable ans oiseaus donne*

[sage,

Qnl ne bfttlssent point leurs nids sur le ri*

Qnl ne ne posent point eer les rameaux des

[bols;

Nonchalamment bercés sur le courant de

[l'onde,

Ils passent en chantant loin des bords, et le

[monde

No connaît que leur voix.

t. Sourcil; l'air, le front grave.

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