‹ Les grands écrivains du seizième siècleChapitre 366 sur 559 · Sauver les apparences et faire mine généreuse · texte numérisé non relu

Sauver les apparences et faire mine généreuse

Cette vie qui s'ose en simagrées, en cérémonies, en visites, en faux semblants, trouve en du Bellay son dessinateur à la plume. Il nous rend à merveille celte courromaine du xvi« siècle, ce qui la distingue en général des autres cours , son caractère de douceur, de finesse et de ruse.

S. Tout en maudissant Rome» et en ayant l'air de l'avoir prise en grippe, du Bellay avait fini par s'y enraciner. Le charme opérait, comme il l'avoue dans ce moment , où il parle du magique enchantement subi malgré lui :

D'où vient eela, Mauny, que tant pins on

[s'efforce

D 'échapper hors d'ici, pins le démon da lien,

(El que seroit-ce dont, si ce n'est quelque

[Dieu ?) Noos y tient attaché» par «ne donce force f Serait-ce point d'amour cette alléchante

amorce,

On quelqo'autre venin dont, après tvelr bn,

Nons sentons nos esprits noos Jtisesr pee à

(peu,

Comme on corps qni se perd son» une neuve

[écorte?

J'ai voulu mille fois da ce lien mltrangtr

[(m'éloiynerj;

Hais je sens mes eaevenx en feuille* m

[cbaBfer,

Mes bras en longs rameau, et mes pieds co

[racine.

Bref, je ne suis plus rien qu'un vieil tronc

fanimé

Qui se plaint de se voir a ce bord transforma

Comme le myrte an g lois an rivage d'Alcia*.

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