‹ Les grands écrivains du seizième siècleChapitre 387 sur 559 · Ronsard se souvient trop ici de · texte numérisé non relu

Ronsard se souvient trop ici de

ses classiques. Ces vers sont des rémi- 6* M**0™*** travaillé avec Micrtices de fonces convenues. 7. Est ravie par les ondes.

ï/advocat en mon nom preste sa conscience ■, Le brave courtisan se destruit de dépense1, Le sot prote-notaire 8 icy vient pour m'avoir; Mesme les cardinaux * sont joyeux de me voir; Le conseiller, ami de la loi plus sévère, Le grave président m'estime et me révère.

; j'ay tousjours au costé pendu* quelque importun; Je ne chasse personne, et retiens un chascun ', Non pas également : car les uns je colloque 7 Aux suprêmes honneurs, des autres je me mocque ; Je les tiens en suspens, puis quant ils sont grisons *, Mourir je les renvoie auprès de leurs tisons; Les aultres finement je déçois d'une ruse; Les aultres doucement je pipe9 d'une excuse; Je flatte en commandant, mais je veulx en ce jour N'employer envers toy ni ruse, ni détour.

Je te tiendray parole, et auras en peu d'heure,

Gomme ceulx que tu vois, la fortune meilleure*

Tu es trop escolier ,0; laisse tout et me sui ll,

Et deviens habile ho: jme, à l'exemple d'ftultrui.

3e suis, J'en conviendray, bien aise quand je trompe

Ces fades courtisans enflés de trop de pompe,

Qui toujours importuns à mes oreilles sont.

Mais, honteuse, je porte une vergogne 1S au front,

Quand il me fault tromper par trop d'ingratitude

Ou les hommes de guerre, ou les nommes d'estude.

Les uns gardent le sceptre, et par leur docte voix

Les autres, plus heureux, éternisent les roys ".

Je crains plus les derniers, d'autant que blanche ou noiro

Ils font, comme il leur plaist, des hommes la mémoire '*.

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