‹ Les grands écrivains du seizième siècleChapitre 388 sur 559 · Ce rers a plus de tournure que 7. Colloco, j'établis · texte numérisé non relu

Ce rers a plus de tournure que 7. Colloco, j'établis

les antre», dont la facilité est trop 8. Quand ils ont tête prîw (du haut

courante. ail. gris, gris blanc).

x. Se ruine pour faire flgnre- 9. se dit de la chasse aux oiseaux

S. Le protonotaire (du grec «p^to;, pris à la pipée (de pipeau),

et nolarim, scribe), secrétaire de la 10. Tu as trop souci d'étude; il

chancellerie romaine. faut te faire courtisan*

*. Cardinal vient de cardinalis, prin • 1 1 . Et sais-moi.

cîpal ministre (sur qui tout un monde ' * .

r0Q]e% fî. De verecundwy honte. Elle Tant

5. Elle parle un langage de co- dire j'aurais honte de tromper... médie. 13- **nr ««surent éternel renom.

€. Ne s'emploie guère aujourd'hui. lé. Ronsard laisse entendre aux puis-

[J'ai tousjoifrs bon vouloir, mais ne pouvant tousjours î Contenter un chascun J'use de beaux discours.

La parole, Ronsard, est la seule magie;

L'âme par la parole est conduicte et régie,

Elle émeut le courage, émeut les passions,

Émeut les volontez et les affections.

Dieu mesme, qui tout peut, ne sçauroit jamais faire Que sa volonté puisse à tous hommes complaire : L'un désire la pluie, et Taultpe le beau tems, Et jamais icy-bas on ne les voit contens : Mais une heure à la fin accomplit toutes chozes*; Tousjours une saison ne produit pas les rozes, Et de tous les humains le sort n'est pas égal; [1 fault l'un après l'aultre endurer bien et mal, Et l'homme qui se deult * d'une telle adventur* Pèche contre les loys du ciel et de nature.

Ainsy diaoit Promesse, et je lui répond! :

« 0 visage effronté, impudent et hardi)

Après m'avoir trompé quinze ans sans récompense1

De tant de beaulx labeurs dont j'honore la France,

Me veuîx-tu retromper? Va-t'en, je te promets,

Par mon saint Apollon, de ne t'aimer jamais.

Ce n'est pas d'aujourd'hui que ton fard je descouvre;

Je t'ai mille Fois vue en ces salles du Louvre ;

Tu ne gardes jamais ni parole, ni foy,

Tu ris de tes sermens ; on ne treuve chez toy

Que fard, que vanité; car, pour les cœurs atlraire1,

Tu penses d'une sorte, et parles au contraire.

Tant s'en fault que je veuille à tes loys me ranger.

Que je ne voudrois pas deux heures te loger,

Ni voir, ni caresser. Sors d'ici, piperesse »,

Tu portes à grant tort Testât d'une déesse ••

saute qu'il a de la réputation à lear nés. Il se jugeait mal payé de ses rers.

vend'e- t . 4. Pour attirer les cœurs.

f . Chaque chou arrive en son temps.

«. Met, se plaint 5- TromPe™e.

S. Honsard, évidemment, n'était 6. Tu n'as pas droil de l'appe'"

pas content des générosités sou ver ai- déesse»

COX0BILS A 99 JCOfB SOI •

Sire, ce n'est pas tout que d'estre roi de France, Il faut que les vertus honorent vostre enfance. Un roi, sans leur bienfait, porte le sceptre en vain; Il ne lui sert sinon d'un fardeau dans la main * .

Il ne doit8 seulement sçavoir l'art de la guerre» De garder les cités, ou les ruer * par terre.

Connoissez l'honneste homme humblement revestu,

Et discernez le vice, imitant la vertu.

Puis sondez vostre cœur, pour son mérite accroistre;

Il faut, dit Apollon, Boi-mesme se connoistre ;

Celui qui se connpist est seul maistre de soi,

Et sans avoir royaume il est vraiment un roi •.

Commencez donc ainsi; puis sitost que par l'âge Vous serez homme fait de corps et de courage, Il faudra de vous mesme • apprendre à commande^ Approcher vos sujets, les voir et demander, Les connoistre par nom, et leur faire justice, Honorer les vertus , et corriger le vice.

Malheureux sont les rois qui fondent leur appui Sur l'aide d'un commis 7, qui, par les yeux d'autrui Voyant l'état du peuple, entendent par l'oreille D'un flatteur mensonger à leur conter merveille.

Aussi, pour8 estre roi, vous ne devez penser - Vouloir, comme un tyran, vos sujets offenser». Ainsi que nostre corps, vostre corps est de boue. Des petits et des grands la fortune se joue.

Or, sire, imitez Dieu, lequel vous a donné

1. A Charles IX. Ces vers sont tirés Gouverne ton cœur ; car, jTH n'obéit du discours poor l'institution de son pas, il commande.

aiolo>cence.

2. Ce vers a une allure cornélienne. !' *!' voa.s"m*mC* , . m .

« ti « A~-> , 7« Dan ministre auquel tes affaires

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