‹ Les grands écrivains du seizième siècleChapitre 395 sur 559 · Coutre, de cultrum, conteau en troupe · texte numérisé non relu

Coutre, de cultrum, conteau en troupe

Maintenant le desdain des passans altérez , Qui, bruslez * en Testé des rayons etherez, Sans plus trouver le frais de tes douces verdures , Accusent tes meurtriers, et leur disent injures !

Adieu, chesnes, couronne aux vaillans citoyens, Arbres de Jupiter, germes Dodonéens 2, Qui, premiers, aux humains donnastes à repaistre 3; - Peuples vrayment ingrasts, qui n'ont sceu recognoislro Les biens receus de vous, peuples vrayment grossiers; De massacrer ainsi leurs pères nourriciers !

Que l'homme est malheureux qui * au monde se fie !

0 Dieux, que véritable est la philosophie ,

Qui dit que toate chose à la lin périra',

Et qu'en changeant de forme, une autre vestira*!

De Tempe la vallée, un jour, sera montagne, Et la cyme d'Athos, une large campagne : Neptune, quelquefois6, de blé sera couvert : La matière demeure, et la forme se perd T.

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