Dq haut ail. Urni, voilé
5. Je lis dans B. des Perriers t CeoUlei bientost In roses vermeilUttee,
A la roièt, nias (avant) que b tempe tel [vienne A detneteber; «t tandis (cependant) vous [souvienne Qaa eeste fie, i la mort annotée, Se passe ainsi que roses ou rosée»
Marot avait dit d'an antre ton :
Plas ae suis ce que j'ay esté.
Et os ls sçaarais jamais estre , Mon beau printemps et mon esté Ont fait le sanit par la fenestre.
* Voici le même motif traité par Baïf:
Entre peu d'espsee 4e temps, Les fleurons des ruses naissantes, Diversement s'espanissantes, Par compas se vont départons :
L'on, de l'étroit bouton couvert, Se sache sou» la verde feuille ; L'autre, par le bout entr'nuvert.
Pousse l'écarlatte vermeille.
Golluj-cy plus an large mal La haute cime de sa pointe, Et l'ayant à demy déjointe, Découvre sou poorprio sommet t Cettoyla se désefubloit Le ehef de sa tendre coiffure.
Et déjà tout prest il sembloM D'étailor sa belle feuillure.
Bien tost après II a déclos Du bouton riant l'eicellence.
Décelant la drue semence De safran qu'il tenait «news»
Luy qui taatost resplendissant Monstroit tonte sa chevelure.
Le voiey, pal le et flétrissant.
Qui perd l'honneur de sa feuillure.
Autant qn'un jour est long, autant L'âge des roses a durée :
Quand leur jenneese s'est monstres, Leur vieillesse accourt à l'instant.
Celle que l'étoille do jour A ae matin a van naissante, EUe-mesme au soir de retour, A van la meame vieillissante.
Fniloxtaeltoyer, un admirateur de Ronsard, a dit aussi t
au jatfttiu
•Tel mit mon eœnr sons une rote i £n cherchant, vous l'y trouvères Avec ses souvenirs dorés, Ses regrets, son ennui morose»
Demain, la corolle déclose, .
Lorsque vous la regarderez.
M'aura plus ces tons enivrés Qu'un rayon de soleil composai Pourtant, dn bouquet qui mourra Vers vous un parfum montera.
Plein de sensations cachées.
Et c'est mon cœur fidèle et dons.
Enfant, qui survivra pour vous Dans cette odenr des fleurs séebées*
Je préfère encore la simplicité de ces vers, inspirés par Catulle à na poëte normand, Charles de Bis (1613- 1693) :
Bien-tost ma vie achèvera son cours; Le temps pour moi va finir tontes choisi. Le soleil tombe et remonte toujours, On voit mourir et renaîtra les roses; U n'en as t pas ainsi de aoe beani joue»
Uk VIBILE»
SONNET
Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle *, Assise auprès du feu, devisant2 et filant, Direz *, chantant mes vers, en vous esmerveillant*: « Ronsard me celebroit du temps que j'estois belle. »
Lors, vous n'aurez servante oyant * ceste nouvelle, Desjà sous le labeur à demy sommeillant, Qui au bruit de mon nom ne s'aille reveillant, Bénissant vostre nom • de louange immortelle.
Je serai sous la terre, et, fantosme sans os,
Par les ombres myrteux 7 je prendray mon repos;
Vous serez au foyer une vieille accroupie 8,
Regrettant mon amour et vostFe fier desdain. Vivez, si m'en croyez, n'attendez à demain ; Cueillez dès aujourd'huy les roses de la vie.