A l'ombre des myrtes
8. Comparez les beaux vers que Corneille adresse à une marquise, (Recueil des classes supérieures.) Nous trouvons le même accent dans une chanson de Béranger : Veut vieillirez...
L'occasion me permet de citer aussi, comme contraste, nn anagramme tout à fait inédit que j'ai copié très-exactement d'après une inscription ta molaire, dans l'église de Senan (canton d'Aillant-snr-Tholon, Yonne). C'est l'épitaphe de très-noble et très-vertueuse damoitelle Mûrie du Puis, dame de Senan, femme de très-nobh seigneur Gilles de Brachettete.,dèrèdêe l'an 1 590.
Ce sera un joli échantillon de notre mille langue i
Sj J« mort dont 1« faols tootte ebost mois- » , [sonne
M'a prit» en mon printemps, en votoj le rai- [son s Dion Tonloit prolonger ma plot bail* saison, Et mo faire quitter les orages d'automne^ Cbasses donc, cher époux, l'ennuj qui vous [maîtrise, Seehes ce* pleor» amers qui tombent de «os
-, [ïeo* »
Et pnlsqoe psr ma mort je vy dedans les
[oieolx,
Bénisses pour jamais le jonr que Dieu m'a
[prise).
C'est Mimnerme qui a dit : « Le frait de la jeunesse ne dure qu'on moment, le temps qu'un soleil se disperse sur la terre ; et sitôt qu'est passée cette fin de saison, mieux vaut a l'instant mourir que survivre. »
Nous lisons dans Villon ; Ainsi le bon temps regrettons Entre nous, pauvre vieilles sottes.
Assises bas, à eroppetons (accroupie*).
Tout en ung tas comme pelottes ; A petit fen de ebenevottes (brins de chan- [w«), Tost allumées tost estai actes.
Et jadis msmes si migoottes (mignonnes)/ Ainsi en prend à B«jnts et maintes.
H6 CLASSIQUES FRANÇAÎS