‹ Les grands écrivains du seizième siècleChapitre 400 sur 559 · A l'ombre des myrtes · texte numérisé non relu

A l'ombre des myrtes

8. Comparez les beaux vers que Corneille adresse à une marquise, (Recueil des classes supérieures.) Nous trouvons le même accent dans une chanson de Béranger : Veut vieillirez...

L'occasion me permet de citer aussi, comme contraste, nn anagramme tout à fait inédit que j'ai copié très-exactement d'après une inscription ta molaire, dans l'église de Senan (canton d'Aillant-snr-Tholon, Yonne). C'est l'épitaphe de très-noble et très-vertueuse damoitelle Mûrie du Puis, dame de Senan, femme de très-nobh seigneur Gilles de Brachettete.,dèrèdêe l'an 1 590.

Ce sera un joli échantillon de notre mille langue i

Sj J« mort dont 1« faols tootte ebost mois- » , [sonne

M'a prit» en mon printemps, en votoj le rai- [son s Dion Tonloit prolonger ma plot bail* saison, Et mo faire quitter les orages d'automne^ Cbasses donc, cher époux, l'ennuj qui vous [maîtrise, Seehes ce* pleor» amers qui tombent de «os

-, [ïeo* »

Et pnlsqoe psr ma mort je vy dedans les

[oieolx,

Bénisses pour jamais le jonr que Dieu m'a

[prise).

C'est Mimnerme qui a dit : « Le frait de la jeunesse ne dure qu'on moment, le temps qu'un soleil se disperse sur la terre ; et sitôt qu'est passée cette fin de saison, mieux vaut a l'instant mourir que survivre. »

Nous lisons dans Villon ; Ainsi le bon temps regrettons Entre nous, pauvre vieilles sottes.

Assises bas, à eroppetons (accroupie*).

Tout en ung tas comme pelottes ; A petit fen de ebenevottes (brins de chan- [w«), Tost allumées tost estai actes.

Et jadis msmes si migoottes (mignonnes)/ Ainsi en prend à B«jnts et maintes.

H6 CLASSIQUES FRANÇAÎS

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