Muets. mets (amatis), vous tenets (tenetis), qni
9. Refuir— re corroboratif. se sont même écrits. Ces moU étant 10 Plutôt fa** nombreux dans la langue, lors-
doubla. Son emploi au Heu de s s ex- *""*ve w» r j »
,. j p . "..i^ » \ même notation es; de là les formes:
pbque par des raisons analogues à UKlu\ Mnnm„ .*' ,rh ïiMmt Tja„
Jtiili „^r ren,p,0i de , ~SmiK^
Gomme * représentait es, gst ls, »*, le J* . . v ' r^°
s représenta d'abord W, ds au subjectif nox •'
Gêngulier et au complétif pluriel ; ainsi 13. Né.
5t4 CLASSIQUES FRANÇAIS
tagruel nay, tant beau et tant grand, nesçavoit que dire ne que faire. Et le doubte qui trou bl oit son entendement estoit assavoir s'il de b voit plourer pour le deuil de sa femme, ou rire pour la joye de son filz. D'ung cousté etd'aultre, il avoit argumens sophisticques qui le suffocquoyent; car il les faisoit tresbien in modo et figura, mais il ne les povoit souldre1. Et par ce moyen demouroit empestré comme la souriz empeigee2, ou un milan prins au lasset*.
Ploureray je, disoit il, ouy : car, pourquoy? ma tant bonne femme est morte, qui e#toit la plus cecy, la plus cela qui feust au monde! Jamais je ne la voyrray, jamais je n'en recouvreray une telle : ce m'est une perte inestimable! 0 mon Dieu, que t'avoys je faict pour ainsi me punir? Que n'envoyas tu la mort à moy premier* qu'a elle? car vivre sans elle ne m'est que languir. Ha, Badebec, ma mignonne, m'amye, ma tendrette, jamais je ne te voirray e. Ha, paovre Pantagruel, tu as perdu ta bonne mère, ta doulce nourrice, ta dame très-aimee . Ha, faulse mort, tant tu m'es malivole6. tant tu m'es oultraigeuse de me tollir7 celle à laquelle immortalité appartenoit de droict.
Et ce disant, plouroit comme une vache : mais tout soubdain rioit comme un veau, quand Pantagruel8 luy venoit sn mémoire. Ho, mon petit filz, disoit il, mon peton0, que u es joly, et tant je suis tenu à Dieu de ce qu'il m'ha ionnô ung si beau filz, tant joyeux, tant riant tant joly. Ho, qq, ho, ho, que ie suis ayse : bevons, ho ! laissons toute melancholie, apporte du meilleur, rince les voyrres, boute la nappe, chasse ces chiens, souffle ce feu, allume la chandelle, ferme ceste porte, taille ces souppes, envoyé ces paovres, baille leur ce qu'ils demandent, tien ma robe, que je me mette en pourpoinct pour mieux festoyer10.
Ce disant, ouyit laletanie'1 et les mémentos deceulx qui
1 . Il ne les pouvait concilier, met- vers de Catulle ad passèrent ;
tre d'accord. De solidare. Vobis ^u $ity wate tenebrœ Ordt
2. Empigè se dit encore dans le Ni- Maudites soyez - tous , méchantes ténèbres vernais comme synonyme d'empêtrer. [d'Orcus i Il s'applique aux pieds embarrassés. 7. De m' enlever (tollere).
par on obstacle. Ce mot a des analo- 8# Pantagruel est son fils.
gies avec empiêgé. Q Mon ^ ^ (m<m ^