‹ Les grands écrivains du seizième siècleChapitre 440 sur 559 · VAUQUELIN DB LA PRESNAYB · texte numérisé non relu

VAUQUELIN DB LA PRESNAYB

lbs nxvnm appellent les pleur*

Non, ce n'est pas assez de faire un bel ouvrage, 11 faut qu'en tous endroits doux en soit le langage, Et que de l'auditeur il sache le désir, Le cœur et le vouloir tirer à son plaisir ; Montre mine riante et faisant que Ton rie ' ; Pour nous rendre marris * montre-nous la marrie8; Si tu veux que je pleure, il faut premièrement Que tu pleures, et puis je plaindrai ton tourment.

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Comme le voyageur qui d'un beau lac approche Sur son bord se va mettre au penchant d'une roche ; Là, demeurant longtemps oisif en son repos , Il n'a rien pour object que les vents et les flots; Toutefois lés forêts dedans Tonde vitrée Montrent de cent reflets leur robe diaprée * : Et l'ombre des maisons, des tours et des châteaux Cette eau lui représente* au cristal de ses eaux ;

Tout ainsi le poète en ses vers ravira Par divers passetemps celui qui les lira, Émerveillé de voir tant de couleurs si belles, Reproduire en ses vers les choses naturelles , Tandis que son esprit, de ce monde distrait, Mire d'un autre monde un autre beau portrait0.

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Se masquer7 le visage aux flatteurs est permis.

1. Il donne ici le précepte et lViera- même chez les anciens.

pie; car le mérite de ces vers est leur 4# niaprêe, de l'ancien substantif

mélodie. , diaspre (étoffe de couleur jaspé»).

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