Suivre l'exemple de
5. Un poète, né en 1578, mort en 1646, François Maynard, président an présidial d'Aurillac, et conseiller d'État, écrivait h son fils :
Dy moy, mon fils, quand feras-tu L'amour dos Atlas de mémoire?
Et quand verray-je ta vertu Dans les premiers joars de sa gloire?
Il te faut Hanter ces grands morts Dont les écrits sont les fontaines Où l'on va puiser les trésors Qai restent de Rome et d'Athènes.
Ménage tes noftset tes jours, Honora ie nom que tu portes.
Et fay, dans tes égarants discours, Yitve ets république» mortes.
Dérobe le somme à tes yeux, Pour les attacher sur un livre.
Le mérite do tes ayeux Te sollicite de les suyvre.
Pour moy, qui suis tu d'asses loin Sur un des sommets du Parnasse, J'ay donné mon temps et mon soin A l'art qui ment de bonne grâce.
Il ajoutait d'autres conseils plcir* d'indépendance et de fierté :
Je déplore ta vanité,
Et ne puis souffrir que tu donnes
Tes beaux ans et ta liberté
A eeox qui portent des couronnes.
Toutes les pompeuses maisons Des princes les plus adorables.
Ne sont que de belles prisons Pleines d'illustres misérables.
C'est où les plus haut élevez Dorment avec moins d'assurance; C'est où les prudens achevés Sont les jouets de l'e;péranee.
C'est où l'on est payé de vent; C'est où l'on rebute tes sages, Et c'est où l'on trouve souvent Pins de masques que de visages»
LA «EMGION
— Quelle es-tu» dia-ïe moy, si povrement vestue?
— Je suis Religion, fille de Dieu connue.
— Pourquoy l'habit as-tu d'une si povre laine?
— Pour ce que je méprise une richesse vaine.
— Quel livre portes-tu ? — Les lois de Dieu mon Pèro, Où de ses Testaments est compris le mystère.
— Pourquoy l'estomao1 nu? — Découvrir la'poitrine Convient à moy qui veux une blanche doctrine.
— Pourquoy sur cette Croix t'appuys-tu charitable?
— La Croix m'est un repos qui m'est fort agréable.
— A quelle fin es-tu de ces ailes pourveue?
— J'apprends1 l'homme à voiler au-dessus de la nue,
— Pourquoy si rayonnante es-tu de belles fiâmes?
— Les ténèbres je chasse au loin des suintes âmes.
— Pourquoy ce mors de bride! — Afin que, par contrainte, J'arreste la fureur de l'âme en douce crainte3.
— Et pourquoy sous tes pieds foules-tu la mortblesroe?
— A raison que je suis la mort de la Mort mesme.