Qui fit violence à... (par des roi- [,icl
raclas). Ont, mon Dieo, la grandeur de mon impie»
5. Vitoperare, blâmer. Dâ pèche. Ne laisse à (on pouvoir que le choix du sup
t t , Ton inlérèt t'oppose à ma félicité, [plies;
6. L accent est profond. Et u ciemence mlm* attend que je péri**.
7. Il disait ailleurs : Contente ton désir puisqu'il tlest gloriem, Jo me jette à tes pieds, sois-moi doux et pro- Offense-loi des pleurs qai coulent de m«
[pice; '&•■*;
Ne tourne polot les jeux sar mes actes per- Tonne, frappe, il est temps; rends-moi gtten»
[vers, [poexguene.
Ou, si tu les veoi voir, vois-le» teint* et cou- j.adore en pérjssant U raison qui tWgrit,
[verts fjais dessus quel endroit tombera ton Ua-
Du beau sang de ton Fils,'ma grftee et ma jus- [netn,
[tice. Qui ne ^îj tout couvert du sang de Jésos-
11 convient de citer ici le fameux [Christ?
sonnet attribué à Desbairuu • t. Benignus. Sens alors très-fort.
D'AUBIGHË
Fils d'un gentilhomme calviniste, né à Saint-Maurice, près do Pons, en Saintonge, Théodore Agrippa d'Aubigné avait huit ans, lorsque, passant par Amboiso, il vit des têtes de huguenots attachées & une potence. En les montrant, son père lui fit jurer, sous peine de malédiction, de venger le meurtre de ses frères. L'homme n'oublia jamais le serment de l'enfant. Élevé à la robuste école de la Renaissance, il fit ses études au pas de course. A six ans, il lisait le latin, le grec et l'hébreu; à sept ans et demi, il avait traduit le Crilon. A dix, forcé de fuir la persécution, sauvé du bûcher par la pitié d'un geôlier qu'émut son courage, mis sous clef par son tuteur, il se sauva en chemise pour aller combattre avec les calvinistes.
Sa vie militaire ressemble à un roman de chevalerie ; et pourtant ce téméraire fut aussi homme de conseil. Écuyer et ami du roi de Navarre, il épargna plus d'une faute à un maître qui mit son dévouement à de rudes épreuves. Devenu maréchal-de-camp, gouverneur d'Oléron et de Maillezais, vice-amiral de Guienne et de Bretagne, il vit aveo douleur une conversion qu'il ne pouvait pardonner, bien qu'elle fût un acte de raison et de patriotisme. Au lieu de réclamer alors le prix de ses services, il ne parut que rarement à la cour d'Henri IV, mais garda loyale affection au souverain dont la vie était si précieuse à la France. Après l'assassinat, qui fut un malheur public, il ne se consola pas d'une telle perte, et, prévoyant les dangers qui menaçaient son parti, il acheta la place de Do i gnon, qu'il mit à l'abri d'un coup de main, pour protéger la Rochelle, dernier boulevard de la Réforme, Retiré a Saint- Jean-d'Angély , puis chassé de cet asile, il s'enfuit à Genève; condamné à mort par le parlement, il se maria pour prouver qu'il vivait encore. Trahi par un fils apostat qu'il maudit, il assista de loin à la chute de La Rochelle, et mourut sur le seuil d'un âge nouveau, qui réservait une si haute fortune à sa petite* tille, Mme de Maintenon.
Nul ne représente mieux toutes les passions et tous les talents du seizième siècle, cette époque si féconde en grands caractères et en libres esprits. Guerrier, poète, négociateur, théologien, historien, romancier et sectaire, ce gentilhomme a parmi ses contemporains la taille d'un héros auquel manqua seulement ce bon sens politique qui sauva, par le génie d'Henri IV, la religion et la royauté, c'està-dire la France d'alors.
Parlons d'abord du poëte, de ces Tragiques, monument unique es
oO-i CLASSIQUES FRANÇAIS
notre Histoire, étrange épopée où d'Aubigné se fait le Tyrtée, l'Homère huguenot de la guerre civile.
L'indignation du soldat nous valut cette sombre ébauche. En 1577, cinq ans après la Saint-Barthélémy, au moment où Henri III révoquait redit de pacification, d'Aubigné, blessé, en danger de mort, tout frémissant d'une lutte récente, exalté par la fièvre, la colère et la lecture de la Bible, écrivit ce livre pour rendre du cœur à des vaincus, et « faire grincer de rage » les vainqueurs. Confident de ses liai nés, ces vers furent donc forgés en pleine fournaise i- L'œuvre est divisée en sept livres qui rappellent les cercles d'un enfer Dantesque ; ils ont pour titres : Misères, princes, chambre dorée, feux, fers, vengeances, jugement. La précision de l'Histoire s'y combine aveo les rêves d'une vision apocalyptique. C'est un drame qui, commencé sur terre, s'achève au ciel. On ne saurait le classer en aucun genre. Martyrologe et diatribe, psaume et pamphlet, il associe les arqnebusades de Montcontour et de Jarnao aux tonnerres du Sinal et aux trompettes de Jéricho. Grand justicier, exécuteur des hautes-œuvres, d'Aubigné ferait penser à Milton, s'il avait le génie plus soutenu. Il a surtout le goût du grandiose et du terrible; mais chez lui, le sublime touche au trivial. Précurseur de Corneille, il a des vers héroïques et dignes du vieil Horace, mais ignore la mesure, l'ordre et la clarté. Ses antithèses violentes, et ses hyperboles outrées forcent le ton. Sa phrase s'enchevêtre, se contourne ou se traîne. C'est âpre, brusque, bizarre, parfois-informe. On dirait une lave pleine de scories. — Aussi a-t-il effarouché le goût du dix-septième siècle autant par ses témérités littéraires que par ses incartades politiques. Et pourtant, malgré ses défauts, ce Juvénal enthousiaste et biblique * fait le premier jaillir de notre sol ensanglanté des sources que cherohait en vain Ronsard, et que Boileau ne soupçonna jamais. Ce monument suffirait à une renommée. Car le souffle d'Ézéchiel y respire avec l'esprit d'Horace.
Si les révolutions coûtent cher à un pays, si la guerre civile est un fléau, les ruines les plus tristes qu'elles laissent après elles sont encore celles des consciences, des convictions, des caractères, de l'honneur même. D'Aubigné donna du moins le spectacle d'un vaincu qui demeure debout après la défaite. Il ne trahit pas ses engagements. Après l'acte d'abjuration, qui pacifia si heureusement la France, il resta ce qu'il était avant, l'âpre censeur qui ne désarme pas en face des défections intéressées. Si le politique se tromps, l'homme a dono droit à nos respects.
Nous en avons un témoignage dans la Confession de Sansy, où il flagelle les caméléons habiles, les apostats intéressés, les satisfaits du lendemain, auxquels il oppose les vieux serviteurs mourants de faim parce qu'ils furent fidèles à leur cause. C'est le cœur gros de mépris, que cet Alceste huguenot soufflette de son gantelet de fer ses compagnons de la veille, devenus les courtisans de la victoire.
1. Ils ne furent livrés au public que trente-six snia plus tard.
B'AUBIGNÊ 0O0
La donnée de cette satire en prose est ingénieuse. En voulant se justifier , Sansy, 2e renégat qu'il met en scène, fait son procès et celui des siens. C'est le procédé de Pascal dans les Provinciales. Regrettons pourtant que, chez d'Aubigné, l'hérésie confine à l'impiété et la plaisanterie au cynisme. Il outrepasse les droits du pamphlet. Il y a trop de fiel dans ce réquisitoire. Il diffame.
Le Baron de Fœneste, dont la date correspond à la régence de Mario de Médicis, est un roman de mœurs dont 1# ton fut bien différent. C'est le temps où les barbes grises et les pourpoints de buffle se tiennent à distance de la cour. A la forte race du seizième siècle a succédé, sous une reine intrigante et coquette, la volée des hobereaux affamés, des valets parvenus, des grands seigneurs ruinés et des gentilshommes suspects. Contre si chétifs adversaires , il suffît d'user du plat de l'épée. Matamore et poltron, fanfaron d'honneur, de courage, de galanterie et de noblesse, toujours hué et toujours désappointé, le baron de Fomeste est un de ces Gascons éventés qui sont venus chercher fortune au Louvre. Pans un dialogue qui rappelle Monsieur de Crac, la comédie de Collin (FHarleville, d'Aubigné le met aux prises avec un protestant de vieille roche, modèle de valeur, de désintéressement, de savoir et de patriotisme. Il l'appelle le sage Enay, et sous cette honnête figure nous reconnaissons Duplessis-Mornày.
Des Mcmoiresl écrits sous le règne de Louis XIII, furent le testa-» ment de ce vieillard, dont l'imagination et le cœur, toujours jeunes, se souvenaient si bien de l'épisode d'Amboi se. Son Histoire universelle nous fait aussi 'admirer le talent du peintre et du narrateur. Sa prose véhémente vaut le pinceau de Salvator Rosa. Sa plume fut aussi vaillante que son épée.
C'est le Saint-Simon du seizième siècle.
ROIS ET TTHAIf*
Lâche jusqu'à ce jour, je n'avois entrepris D'attaquer les grandeurs, craignant d'être repris Par la malignité d'une glose ' étrangère, Ou de peur d'encourir, pour cause trop légère, Le courroux très-pesant des princes irrités : Celui-là se repent qui dit leurs vérités : Mais qui en dit du bien trahit sa conscience ; Et je veux du vrai seul embrasser la défense.
Rois, par Dieu môme élus, beaux piliers2 de son temple ¥ Vous, de ce temple saint et la gloire et l'exemple,
1. D'un commentaire perSde; -glose 2. On dit encore tu figuré les cofient de Tv*«««, langue. tonnes du temple*
Quand voua le profanez, vous restez esbahis Que * désobéissais vous n'estes obéis f Car Dieu rendant exprès les peuples infidèles, Par leur rébellion, punit les rois rebelles.
Oui, la haine et l'amour sont les marques à quoi
On distingue toujours le tyran et le roi.
L'un renverse les murs, et les lois de ses vUJes,
Et l'autre à conquérir met les armes civiles ?•
L'un cruel, l'autre doux, gouvernent leurs subjeets,
En valets par la guerre, en en fans par la paix.
L'un veut être haï, pourvu que l'on le craigne ;
L'autre sur l'amour seul veut établir son règne.
Le bon chasse les loups, l'autre est loup du troupeau,;
Le roi veut la toison, l'autre arrache la peau1»
Voiei quel est le roi de qui le règne dure : C'est celui qui sur soi fait régner la nature ; Qui craint Dieu, qui toujours au pauvre ouvre gon coeur; Sage en entreprenant, hardi exécuteur, Craintif en prospérant, dans le péril sans crainte, Au conseil sans chaleurs dans le discours sans feinte! Imprenable au flatteur, gardant l'ami ancien. Chiche1 de l'or public, très-libéral du sien, Seigneur de ses sujets, aux amis secourable, Terrible à ses haineux e, mais à nul mesprisable, Familier, non commun ', aux domestiques doux , Effroyable aux méchans, équitable envers tous, Ami des vertueux, persécuteur du vice, Juste dans sa pitié, clément en sa justice.
Prince, comment peux-tu celui-là délaisser •, Qui pour toi perd le sang que tu ne peux donner ? Nous souffrons, malheureux, des peines immortelles,
i. De ce que. vient du latia ciceum (peu de ebose)
2. C'est-â-dire se sert de la paix 6. EmmUt irréconcfliables. pour conquérir le cœur de bqs peuples.
3. Ce beau ?ers rappelle un passages ?, Sans avoir la bonté banale, mi allégorique de la Bruyère sur les bons 9e prodiguer
rois, qu'il compare à un berger vigi- fl TVA„k:„„i5 - a • #
iani. (Voir notre reewi/, cours moyen.) „ ?* D A/lblfQé *des «,"efs F*"0":
4. Sans passion n!U ?°ntl? le maitr? «° a avail serfi' s r« JE V., a * t. ., et. qm De ,e Pa*a ni Pu avancement,