‹ Les grands écrivains du seizième siècleChapitre 465 sur 559 · Malheureux ceux qui succombent *• Ni · texte numérisé non relu

Malheureux ceux qui succombent *• Ni

loin des regards! 9. De ia trouver.

t. Val eapoiut, eu ùvn point, sout 10. Fâcher (fascho ) vient du pr>

Pour leur faire grincer1 les dents.

Pauvre enfant, comment parois-tu Paré de ta seule vertu ?

Car, pour une ame favorable, . Cent te condamneront au feu ; Mais c'est ton but 2 invariable De plaire aux bons et plaire à peu.

1A IYBB D'AlftAOT

Je n'escris plus les feux d'un amour inconnu *; Mais par l'affliction plus sage devenu, Je tente bien plus baut ; car j'apprens à ma plume D'autres feux par lesquels * la France se consume. Ces ruisselets d'argent que les Grecs nous feignoient, Où leurs poètes vains beuvoient et se baignoient , Ne courent plus ici ; mais les ondes si claires Qui eurent les saphirs et les perles contraires *, Sont rouges de nos morts; le doux bruits de leurs flots, Leur murmure plaisant heurte contre des os '. J'appelle Melpomène en sa vive fureur, Au lieu de l'Hippocrène, esveillant cette sœur

vençal fastigar, qui a son origine dans nobles vers :

fastidium (ennui, dégoût). Le sens de ^UMd on m'aurt on broslé, on i

ce mot s'est singulièrement affaibli. Mis sur la roue, et en cartiere fendu ,

Ici, le vers vent dire : Je f envoie H- Qu'en sera-t-il ? ce sera ung eorps mort

goureux, sévère aux autres, pour... Las * toutes fois n'auroit-on nul remord

v . De fayre ainsy mourir cruellement

i. Ce verbe dérive du haut aile- Tjng qui en rien n'a forfaict nullement?

mand grewizôn, grincer. Un g homme est-il de valeur si petite ?

2. Le mot est ici trop abstrait et Jbt"ce n,ne mo°ch.e ou un Te" <*ul .œtri,e

. . - ^ . vjI» - 4 fix»~ ~» Sans nul esgard si tost estre detruict?

bien prosaïque; mais 1 idée est fière et Ung hQmmlesl.ti si t08l falct et lailrultl§

généreuse. Si tost muny de science et vertu,

3 A.llu*ion à des poésies légères Pour estre ainsy qu'une paille ou festu .ju'il composa dans sa jeunesse, sons Anéanti? Faicton si peu d* compte •je titre : te Printemps. ° un D0 esPrlt7-"

4 La snerre civile. Ramas' <ïui fut a"ssi imô des vict|-

. ,. . , . . mes des folies fanatiques, disait : t Je

5. Qni rivalisaient avec les saphirs sapporte sans peine toutes ces ternit les per.es. pêtes, parce que je contemple dans un

6. Estienne Dclet, qui devait périr paisible avenir, sous l'influence d'une sur le bâcher, était déjà sous la main philosophie plus humaine, les notule ses bourreaux quand il écrivit ces mesdevenns meilleurs et p1nséciairés.>

Des tombeaux rafraiBchis S dont il faut qu'elle sorte, Affreuse *, escheveîée, et bramant 8 en la sorte Que faict la biche après le fan * qu'elle a perdu ; Que la bouche lu y saigne, et son front esperdu Face5 noircir du ciel les voûtes esbignées; Qu'elle esparpille en l'air de son sang deux poignées , Quand, espuisant ses flancs de redoublez sanglots, De sa voie enrouée elle bruira • ces mots :

a 0 France désolée ! 6 terre sanguinaire ! Non pas terre, mais cendre : ô mère ! si c'est 7 mère Que trahir ses enfants aux 8 douceurs de son sein , Et, quand on les meurtrit •, les serrer de sa main; Tu leur donnes la vie, et dessous ta mammelle S'esmeut des obstinez la sanglante querelle ; Sur ton sein blanchissant ta race se débat, La le fruict de ton flano faict la champ du combat. »

la MUfttii iràèototfft pau mu» i^Airrs**

En proie à la douleur, m avivante, mi-morte *

Elle voit les mutins11 tous deehirez, eangians,

Qui, tout comme du cœur", des mains se vont cherchant

Quand, pressant à son sein' d'un amour maternelle

Celui qui a le droit et la juste querelle l8*

Elle veut le sauver, l'autre, qui n'est pas laa

i. C'est confus, mais senti. Il veut maternité qui les allaite.

dire : t Je tais cherche* la sœur des 9> iM 9errer dam 8es ^ ^uand

Muses, non près de l'Hippocrène (fon- on tettue; le mot meurtrir a perdu sa

taine que Pégase fit jaillir sons ses force étymologique j il vient de mor-

pas), mais parmi les tombeaux tout ré- drum (meurtre dams les textes carlo-

centsd'où elle sortira, bramant comme vjngiens), et se rattache au gothique

la biche après le faon perdu. 9 mauthr, qui a le même sens.

2. Affreux tient du vieux mot affre 10. On reconnaîtra l'imagination du (effroi), que nous relronvons dans cette poète et le cœur du citoyen dans cette expression : les affres de la mort. peinture où il compare la France à

3. De l'italien brammare. une mère dont le sein est déchiré par

A. Faon, de fœtus. seà flls*

ft. Fasse. Il y a une sombre inspira- , *}' Ce mot dérite *e ***** C1™*1!*

f ion sous le pêle-mêle de ces images levoe Poar nne «xPédlltoni *»«'«. de

turbulentes et inachevées. movere). De ridée d'attroupement est

venue celle d'émeute.

«. Elle erierû (du verbe bruire)i 7. Si c'est être mère.

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